FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1752) De bouquin avec le suffixe -iste.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
bouquiniste bouquinistes
\bu.ki.nist\
 
L’étal d’un bouquiniste.

bouquiniste \bu.ki.nist\ masculin et féminin identiques

  1. (Bibliothéconomie) Celui, celle qui achète des vieux livres pour les revendre.
    • Il est impossible, pour un Parisien, de résister au désir de feuilleter de vieux ouvrages étalés par un bouquiniste. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
    • Les bouquinistes déposent leurs boîtes sur le parapet. Ces braves marchands d’esprit, qui vivent sans cesse dehors, la blouse au vent, sont si bien travaillés par l’air, les pluies, les gelées, les neiges, les brouillards et le grand soleil, qu’ils finissent par ressembler aux vieilles statues des cathédrales. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 159)
    • Les bouquinistes des quais fermaient leurs boîtes. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
    • Aujourd’hui, les boîtes vertes des bouquinistes m’ont attiré vers leurs mangeoires de vieux papiers. Tout le long des quais, je côtoyais la défaite des hommes. Voie de garage des génies avortés. Champ d’épandage des littératures usées. Fosse commune des espoirs et des inspirations. Le vent de la Seine soufflait là-dessus et tournait des pages mortes. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 138)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier