FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) En ancien français buele (« entrailles ») ou boiel[1] ; (1340) boyau. Du latin botellus (« petite saucisse »), diminutif de botulus qui donne l’ancien français buille (« boyaux »), la forme féminine *botella donnant l’ancien français buele.
Longtemps prononcé \bɔ-jo\[2] qui était la prononciation standard, puis \bwa.jo\ sous l’influence de l’orthographe → voir aloyau.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
boyau boyaux
\bwa.jo\
 
Représentation des "boyaux" humains. (sens 1)
 
Boyau conduisant au fort de Douaumont. (sens 6)
 
Un boyau de secours. (sens 7)

boyau \bwa.jo\ masculin

  1. Intestin, tripes, viscères. Note : se dit des animaux et péjorativement de l’homme.
    • Boyaux de chat, de porc.
    • Rendre tripes et boyaux, vomir avec de grands efforts.
    • Corde à boyau ou corde de boyau, corde faite des boyaux de certains animaux et servant à garnir divers instruments de musique, comme violon, guitare, harpe, etc., à monter des raquettes, et à beaucoup d’autres usages.
    • Racler le boyau, jouer mal d'un instrument.
    1. Membrane de l’intestin qui sert à diverses industries, telles qu’en charcuterie la préparation des boyaux soufflés, la fabrication des baudruches, etc.
      • Léon, de la main droite, soulevait un long bout de boyau vide, dans l'extrêmité duquel un entonnoir très évasé était adapté ; et, de la main gauche, il enroulait le boudin autour d’un bassin, d’un plat rond de métal, à mesure que le charcutier emplissait l’entonnoir à grandes cuillerées. La bouille coulait, toute noire et toute fumante, gonflant peu à peu le boyau, qui retombait ventru, avec des courbes molles. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, ch. II, Georges Charpentier, Paris, 1873, p. 110 de l’éd. de 1878)
  2. (Art) Long conduit de cuir adapté à une machine hydraulique pour porter l’eau à distance ou pour l’élever à une certaine hauteur.
  3. (Industrie minière) Galerie étroite servant de communication entre deux galeries plus larges.
  4. (Figuré) Espace long et peu large.
    • Cette salle n’est qu’un boyau.
    • Si vous rétrécissez cette galerie, ce ne sera plus qu’un boyau.
    • On étouffait dans ce boyau, étroit et écrasé comme une galerie de mine, que des lampes à gaz éclairaient. — (Émile Zola, Nana, 1881)
  5. (Art) Partie de la tranchée que deux angles terminent.
  6. (Militaire) Voie étroite de communication entre deux tranchées.
    • Mission dangereuse. Il faut ramper par un boyau bouleversé, marmité, où déjà plusieurs des nôtres agonisent. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.151)
    • Après une longue marche nous arrivâmes à une espèce de broussaille, à des boyaux un peu plus creusés, et à un abri de capitaine, qui n’était guère solide. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 125, Hartmann, 1937)
    • Alfred Boucq était volontaire de guerre; il fut tué en 1917 au fameux « boyau de la Mort », à Dixmude. — (Annales du Cercle archéologique de Mons, Volumes 59 à 61, 1945)
  7. (Cyclisme) Chambre à air, pneumatique de bicyclette.
    • Ils portaient un ou deux boyaux de secours, croisés en huit et passés autour des épaules. Un autre plié plusieurs fois était maintenu à l’arrière de la selle par de fines courroies. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, pages 90-91.)

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • boyau sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du français boyau, apparenté à bowel.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
boyau
\Prononciation ?\
boyaus
\Prononciation ?\

boyau \Prononciation ?\

  1. (Militaire) Boyau, galerie étroite servant de communication entre des tranchées.
    • Boyaus were typically constructed in a zigzag pattern to prevent exposure to direct enemy fire from the front.