FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Substantivation de brisé, par ellipse de branche.

Nom commun Modifier

brisées \bʁi.ze\ féminin pluriel

  1. (Chasse) Branches que le valet de limiers rompt aux arbres et qu’il place dans son chemin pour reconnaître l’endroit où est la bête et où il l’a détournée.
    • Faire des brisées.
    • Aller aux brisées.
    • - Maintenant, pars de ce côté-là et chacun pour soi. Fais de belles brisées. Ne retiens que les rentrées sûres. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, Denoël, page 259)
  2. (Eaux & Forêts) Branches qu’on coupe dans un taillis ou à de grands arbres pour marquer les bornes des coupes.
  3. (Figuré) Trace, voie, chemin.
    • Suivre les brisées de quelqu’un, suivre son exemple, l’imiter.
    • Aller sur les brisées de quelqu’un, essayer de le supplanter.
    • Revenir sur ses brisées, reprendre une affaire interrompue.
    • Mario.— Oh ! doucement ; s’aimer, c’est une autre affaire ; vous ne savez peut-être pas que j’en veux au cœur de Lisette, moi qui vous parle. Il est vrai qu’il m’est cruel ; mais je ne veux pas que Bourguignon aille sur mes brisées. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
    • – […] je croyais la maison déserte.
      – Félicitez-vous qu’elle ne le soit pas, dit la jeune femme avec un sourire. Les brisées de mes tantes sont des déserts.
      — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 179)
    • 23 janvier 1941 – Enfin, on appelle notre numéro et nous partons sur nos talons de bois à la conquête de la chambre à deux, sur les brisées d’une dame au torchon fatigué qui efface d’un geste vague les cernes de crasse du couple qui nous a précédées. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 134)

Forme de nom commun Modifier

Singulier Pluriel
brisée brisées
\bʁi.ze\

brisées \bʁi.ze\ féminin

  1. Pluriel de brisée.

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe briser
Participe Présent
Passé
(féminin pluriel)
brisées

brisées \bʁi.ze\

  1. Participe passé féminin pluriel de briser.
    • Leurs gloussements alternés et démultipliés d’expirations brisées, reprises et continuées, lui donnent l’impression que la nuit, tout entière enrouée et castrée, se livre déployée à un lent gargarisme bleui lancinamment au suc du méthylène. — (Christine Jacquet, Angle mort, 1984)

RéférencesModifier