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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

→ voir brochant et tout

Locution adjectivale Modifier

 
Lion brochant sur le tout (sens héraldique)

brochant sur le tout \Prononciation ?\ invariable

  1. (Héraldique) Qualifie des pièces ou meubles qui passent tout entières d’un côté de l’écu à l’autre, en couvrant une partie des pièces dont l’écu est chargé.
    • Le sceau de la première est écartelé au 1 et 4 semé de croix, au 2 et 3 fretté, une cotice brochant sur le tout; celui de la seconde est aux armes de Foix seulement. — (Jacques-Paul Migne, Encyclopédie théologique, page 96, 1852)
    • Parti de d’or et d’argent, au lion de sable brochant sur le tout, qui est de Courmayeur → voir illustration « lion brochant sur le tout »

Apparentés étymologiquesModifier

Locution adverbiale Modifier

brochant sur le tout \Prononciation ?\ invariable

  1. (Figuré) (Familier) (Ironique) En ajoutant à une quantité, à un nombre déjà trop considérable, un surcroît de mal, d’importunité, de ridicule, etc.
    • Saluer de la chevelure avec grâce, se mordre les lèvres, une taille élégante, un peu de fatuité, brochant sur le tout, voilà le mérite des trois quarts de nos jeunes magistrats. — (Michel Biard, Collot d'Herbois: légendes noires et Révolution, Presses universitaires de Lyon, page 44, 1995)
    • Et, brochant sur le tout, j'éprouvais face aux pulsions de la chair le sentiment qu'il y a culpabilité et même péché des plus graves à y céder inconsidérément. — (Marcel David, Croire ou espérer, page 55, Les Éditions ouvrières, 1981)
    • Au silence que ces animaux, muets comme des poissons, étaient incapables de rompre, a succédé de nos jours, eu haut, le gazouillement des oiseaux, en bas le caquetage des lavoirs, et, brochant sur le tout, le cri strident des bateaux à vapeur en partance pour Sucé. — (Georges Durville, Études sur le vieux Nantes, page 282, Lafolye, 1901)
    • Puis brochant sur le tout vient l’héréticité de Dante démontrée, mais démontrée contre l'évidence. — (La divine comédie de Dante Alighieri, Le Paradis, t.1, traduction nouvelle en vers français par Hippolyte Topin, p.43, 1862)

RéférencesModifier