Voir aussi : Calin, calin

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) Apparait avec le sens de « gueux, mendiant, paresseux ». (XIXe siècle) Sens actuel. Déverbal sans suffixe de câliner  [1].
Auguste Scheler [2] fait de ce mot une contraction de catelin, diminutif de chat.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
câlin câlins
\kɑ.lɛ̃\

câlin \kɑ.lɛ̃\ masculin (pour une femme, on dit : câline)

  1. Celui, celle qui aime être câliné.
    • C’est un petit câlin, une petite câline.
  2. Celui, celle qui câline.
    • Il faisait le câlin pour obtenir ce qu’il voulait.
  3. Câlinerie ; tendresse ; douceur affectueuse ; étreinte affectueuse.
    • Et à force de t’casser les couilles avec ses bisous, ses câlins tout ça, elle te transforme : t'étais le dernier des thugs, tu deviens le premier des caniches, laisse tomber ! C'est un truc de ouf. — (Ludovic Hermann Wanda, Prisons, Paris : Éditions L'Antilope, 2018)
  4. (Par euphémisme) Relation sexuelle.

VariantesModifier

  • calin (Québec)  Référence nécessaire

DérivésModifier

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin câlin
\kɑ.lɛ̃\
câlins
\kɑ.lɛ̃\
Féminin câline
\kɑ.lin\
câlines
\kɑ.lin\

câlin \kɑ.lɛ̃\

  1. Tendre et câlinant.
    • Ces morceaux câlins, naïfs, pleins de tendresse, ces vers calmes, purs comme la glace des lacs ; cette caressante poésie femelle a pour auteur un petit ambitieux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • L’imagination câline et inventive du Midi est là tout entière.— (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870)
    • Elle demanda de quoi écrire, et comme elle écrivait, c’était encore une folie de fille publique et de femme trompeuse. Elle l’appelait « mon cher petit homme », disait : « Je pleure en t’écrivant ces mots » et riait d’écrire cela. Elle était câline à la façon de Paris où l’on met son sourire aux rencontres des rues et où toute chose se passe avec une ironie française. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 177)
    • Elle avait l’air de présider un tournoi, assistée de ses deux parentes, deux vieilles filles qu’on disait jumelles, mais qui avaient fini par ne plus se ressembler, et qu’on appelait les Câlines, parce qu’elles penchaient de concert leur tête languissante sur leur épaule gauche, comme pour écouter si leur cœur battait toujours. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 166)

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier