c’est la Charité qui se moque de l’Hôpital

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1865) L’hospice de la Charité (détruit en 1933) et l’Hôtel-Dieu - couramment appelé « l’Hôpital » - étaient deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la place Bellecour, qu’opposait une rivalité de prestige[1]. Cette expression s’est diffusée nationalement sous la forme inversée « c’est l’hôpital qui se moque de la charité ».

Locution-phrase Modifier

c’est la Charité qui se moque de l’Hôpital \s‿ɛ la ʃa.ʁi.te ki sə mɔk də l‿o.pi.tal\

  1. (Lyonnais) (Figuré) (Désuet) Se dit ironiquement d’une personne qui se moque d’une autre pour un défaut dont elle est elle-même entachée.
    • Charité. — (Hospice de la). C'est la Charité qui se moque de l’Hôpital. Proverbe lyonnais analogue au proverbe français : c’est la pelle qui se moque du fourgon. — (Armand Fraisse, Causerie littéraire, Le Salut Public, Lyon, 17 mars 1865, page 2)
    • La Charité qui se moque de l’Hôpital. — Se moquer d’un compagnon d’infortune, que cette infortune soit égale ou plus grande. Un aveugle qui se moquerait d’un boiteux, ou un boiteux d'un aveugle, ne serait-ce pas la Charité qui se moquerait de l’Hôpital ? — Je n'ai pas besoin d’ajouter que l’Hôpital et la Charité sont deux établissements de Lyon qui abritent d’égales misères. — (Adolphe Vachet, Glossaire des gones de Lyon, A. Storck et Cie, 1907, page 353)

VariantesModifier

PrononciationModifier

  • France (Lyon) : écouter « c’est la Charité qui se moque de l’Hôpital [Prononciation ?] »

RéférencesModifier

  1. Alain Bouchet, Les Hospices Civils de Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2002, page 64