Voir aussi : cte, čte, Cte, CTE

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Déformation de cette.

Forme d’adjectif démonstratif Modifier

c’te \stə\ féminin ou masculin (Familier) syncope contraction

  1. Forme familière, principalement orale, de cette.
    • C’te lettre ! la voilà ! — (Auguste Arnould, Huit ans de plus, 1837)
    • Ah ! v’là c’te jolie pièce de vingt-quat’ sous tout’ neuve. — (Louis Charles Caigniez, ‎Théodore Baudouin d’Aubigny, La pie voleuse ou La servante de Palaiseau, 1828)
    • — Ah ! c’qu’elle est jolie, c’te machine ! C’est comme qui dirait un salon. Ça doit coûter des mille et des cents... — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 219)
    • — C’est quand même marrant, tu trouves pas, dans c’te putain d’armée, c’est les morts qu’on balade en auto… — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 189)
    • « Il a-tu un nom c’te gang de filles-là ? » s’amuse Richard, qui observe le groupe en souriant, appuyé sur sa canne.— (Hélène Gélot, Les Montréalais transforment leurs ruelles en jardins conviviaux, Reporterre, 13 juillet 2017)
  2. Forme familière, principalement orale, de ce ou cet.
    • I’ n’ me croyait pas, c’t’ enfant, i’ r’tournait sous le lit qu’était sa place préférée. — (Léon Frapié, Les deux mères, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 19)

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  • Dictionnaire des régionalismes du français de Terre-Neuve, Patrice Brasseur.