FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIIe siècle) Dérivé de calotte avec le suffixe -in

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin calotin
\ka.lɔ.tɛ̃\
calotins
\ka.lɔ.tɛ̃\
Féminin calotine
\ka.lɔ.tin\
calotines
\ka.lɔ.tin\

calotin \ka.lɔ.tɛ̃\

  1. Ecclésiastique, clérical.
    • Il [Trouche] faisait sa toilette d'homme grave, essuyait de son visage marbré les hontes de la nuit, mettait une certaine cravate qui, selon son expression, lui donnait « l'air calotin ». — (Émile Zola, La Conquête de Plassans, 1874)
  2. (Péjoratif) Dévot, bigot.
    • Papa m’appelle calotine parce que j'y vais [à la messe], mais au fond cela lui est égal.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
calotin calotins
\ka.lɔ.tɛ̃\

calotin \ka.lɔ.tɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : calotine)

  1. (Péjoratif) Celui qui porte la calotte, ecclésiastique.
  2. (Par extension) Suppôt de l’Église.
    • J’écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes : Bonjour dominical du papa : Il n’aurait jamais cru que c’était un calotin ! — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Il était assez satisfait que, chez lui, les garçons eussent du goût à trousser les filles. De ce côté-là, au moins, ils ne ressemblaient pas à ce pisse-froid de Ferdinand qui avait mené une jeunesse morose dans des faux cols et des bouquins à orémus ; qui n’avait peut-être jamais su se plaire qu’à des vulves de jument, ce calotin-là, parce qu’au fond, c’était dans sa nature d’être calotin, et il était resté calotin, quoi qu’il dît. (Dans l’esprit d’Honoré, un mâle généreux ne pouvait être calotin, non plus royaliste ou bonapartiste ; il fallait avoir bien peu de tempérament pour rester insensible à une République large du bassin et si bien en chair.) — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, pages 66-67)
    • – Il est chez les Frères, ajouta-t-il d’un air modeste. Remarque, moi, je suis pas calotin pour deux sous. Leur enfer, il me fait pas peur, et leur paradis, j’y crois pas, mais pour les gosses c’est pas pareil. Moi, tu comprends, je préfère payer, et que le môme ait des principes. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 19)
    • « Ils sont très calotins, dans le pays ?
      — Un peu, dit le paysan.
      — Vous allez à la messe, le dimanche ?
      — Ça dépend... Quand nous avons la sécheresse, moi je n'y vais pas, jusqu'à tant qu'il pleuve. Le bon Dieu a besoin qu'on lui fasse comprendre.
      — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 152)
    • Nous autres, de la communale, étions relégués au fond sur des bancs. Nous ne le regrettions pas, c’était la meilleure place pour envoyer impunément, avec nos règles creuses en guise de sarbacanes, des boulettes de papier mâché dans les nuques des calotins rangés devant nous. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 69)
  3. (Technique) Pièce de cuivre d’un corps de pompe, dite aussi calotte d’aspiration.

VariantesModifier

DérivésModifier

SynonymesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier