canadien français

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Composé de canadien et de français.

Locution adjectivale Modifier

Singulier Pluriel
Masculin canadien français
\ka.na.djɛ̃ fʁɑ̃.sɛ\

canadiens français
\ka.na.djɛ̃ fʁɑ̃.sɛ\
Féminin canadienne française
\ka.na.djɛn fʁɑ̃.sɛz\
canadiennes françaises
\ka.na.djɛn fʁɑ̃.sɛz\

canadien français

  1. Relatif aux francophones du Canada, à leur histoire, à leur culture.
    • Symbole de réussite humaine et sociale, la biscuiterie Viau a traversé des époques aussi troubles que les deux grandes guerres et la Dépression, tout en devenant la première compagnie canadienne française à être cotée en Bourse! — (Le Devoir, 21 mai 2006)
    • Le gouvernement de Jean Lesage adoptera alors le modèle de l’État-providence en tant qu’outil de développement et de promotion de la société canadienne française. — (Le Devoir, 29-30 octobre 2005)

Note d’usage :

  • Le terme canadien français a surtout été utilisé jusqu’à la fin des années 1960. À partir de ce moment, avec l’ascension du sentiment d’identité québécoise, il a été associé à une époque révolue ou à un fédéralisme de mauvais aloi, pour être marginalisé au profit du mot québécois.
  • Le terme canadien anglais est plus courant que le terme canadien français, malgré ce que pourrait laisser supposer le parallélisme des formes.

Variantes orthographiquesModifier

  • canadien-français, canadienne-française (généralement considéré comme désuet)
    • […] quand même la connaissance de la langue anglaise me serait aussi familière que celle de la langue française, je n’en ferais pas moins mon premier discours dans la langue de mes compatriotes canadiens-français, ne fût-ce que pour protester solennellement contre cette cruelle injustice de l’Acte d’Union qui proscrit la langue maternelle d’une moitié de la population du Canada. — (Louis-Hippolyte La Fontaine, Discours devant la nouvelle assemblée législative du Canada-Uni, 3 septembre 1842)
    • Cette lecture de l’histoire du pays, portée notamment par un certain nationalisme canadien-français puis québécois, demeure une manière privilégiée d’en faire le bilan. — (François Charbonneau, « Que reste-t-il de nos griefs? », in Argument, vol. 19, no 2, printemps-été 2017, p. 66)

PrononciationModifier

Voir aussiModifier