FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1821)[1] Dérivé de cane avec le suffixe -er, d’après l’expression « faire la cane »[1].

Verbe Modifier

caner \ka.ne\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Familier) Mourir.
    • N’en dis pas un mot à Mlle de Cinq-Cygne, qui pourrait caner. — (Honoré de Balzac, Une ténébreuse affaire)
    • « Ah ! celui-là ! En remontrer à tout le monde, hein ? Où vont-ils chercher ça ? Ah ! c’est malin ! Est-ce que vous n’auriez pas dit quand il est arrivé ?… Qu’est-ce qui le tenait debout ? La fierté, hein ! Tu ne voulais pas caner, hein ! Couillon, va ! » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, pages 66-67)
    • Leslie Nielsen (lieutenant Franck Drebin) — Qui d’autre est en train d’caner ?" — (Y a t-il un flic pour sauver le président ?)
    • Caner la pégrenne : Mourir de faim. — (Eugène-François Vidocq, Les Voleurs, physiologie de leurs mœurs et de leur langage, t. I, 1837, page 55)
  2. (Par extension) (Familier) être cané : être mort de fatigue, éreinté, exténué.
    • On a marché dix heures, on est complètement canés.
  3. (Familier) Faire la cane, reculer devant le danger. Avoir peur, reculer au lieu d’agir, faire le plongeon comme le canard ou la cane.
    • « Oui ! Vous êtes vraiment Français, reprend le troupier n° 1 ; vous n’avez cané ni l’un ni l’autre, c’est parfaitement prouvé. » — (Émile Marco de Saint-Hilaire, Physiologie du troupier, Aubert et Cie/ Lavigne, Paris, 1841)
    • Moi, je ne cane pas, vieux. J’ai jamais reculé devant personne. — (Maxence Van der Meersch, La Maison dans la dune, Albin Michel, 1932, page 92)
    • Un coup de poignard, constata Dickson, et le bandit qui a fait le coup n'a pas cané à la besogne. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Châtiment des Foyle, 1934)
  4. (Par extension) (Régionalisme) Déféquer, chier.
  5. (Vieilli) Jacasser.

Variantes orthographiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier