cavalièrement

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé de cavalier, par son féminin cavalière, avec le suffixe -ment.

Adverbe Modifier

cavalièrement \ka.va.ljɛʁ.mɑ̃\

  1. (Vieilli) En cavalier, en homme du monde.
    • Il danse cavalièrement.
  2. D’un ton leste, avec brusquerie, inconvenance, sans égards.
    • Elle ne laissa pas d’être choquée qu’on s’y prît si cavalièrement. — (Antoine Hamilton, Mémoires du comte de Grammont, 4)
    • Il était confondu d’avoir eu son congé si cavalièrement. — (Antoine Hamilton, Mémoires du comte de Grammont, 11)
    • Ayant honte de parler simplement pour parler, comme font beaucoup de gens qui parlent cavalièrement de toutes choses. — (Nicolas Malebranche, De la recherche de la vérité, 1674-1675, livre II, part. 2, chap. VIII, 2)
    • […] « Nicolas » n’approuvait pas cette liaison qui, disait-il, serait une source d’ennuis par la suite, c’est pourquoi il s’était débarrassé aussi cavalièrement d’Alain. — (André Courvoisier, Le Réseau Heckler : De Lyon à Londres, France-Empire, Paris, 1984, page 184)
    • L'une, surnommée « princesse» par son père, mais princesse boitillante, déracinée de trop nombreuses fois à des centaines de milles de son pays, l'autre, rivée à son quartier mais cavalièrement traitée de « guidoune » par sa grand-mère. — (Micheline Duff, Au bout de l'exil, tome 2 : Les Méandres du destin, Éditions Québec Amérique, 2010, chap. 35)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier