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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1398) De l’ancien français champagnuel, du bas latin campionem (« qui croît dans les champeaux »), du latin campania (« produit de la campagne »). A remplacé le latin fungus (« champignon »), qui a donné fongus.
Le latin populaire disait fungus campaniolus.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
champignon champignons
\ʃɑ̃.pi.ɲɔ̃\
 
Trois champignons. (2)

champignon \ʃɑ̃.pi.ɲɔ̃\ masculin

  1. (Mycologie) Organisme eucaryote unicellulaire ou pluricellulaire dont les cellules sont dépourvues de chlorophylle ou de plaste et dont l’appareil végétatif est un thalle.
  2. (Mycologie) Nom couramment donné à la « fructification » temporaire et visible, le sporophore (autrefois appelé carpophore), d’un organisme à caractère plus durable et plus discret, le macromycète, dont la structure habituellement filamenteuse constitue le mycélium, dont les filaments isolés sont généralement invisibles à l’œil nu.
    • Au loin, il y avait de ces champignons qui érigent un gland glueux de pus verdâtre ou qui s’affaissent, flasques, comme des éponges pourries aux puanteurs de charognes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Les champignons, c’était la chair même de la forêt, une chair dont la saveur tenait de l’arbre et de la terre. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 2, 1910)
  3. (Par extension) Tout être vivant qui se nourrit de matière organique et qui n’est pas un animal.
    • Après Prévost, il faudra attendre près de 50 ans encore et traverser les terribles famines d’Irlande pour que l’on reconnaisse enfin de façon irréfutable que les champignons vivants peuvent être la cause de maladies chez les végétaux. — (Jean Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982)
    • L’azoxystrobine possède un large spectre sur les champignons pathogènes de la vigne : le mildiou, l’oïdium, le black-rot, le rougeot parasitaire, l’excoriose. Une efficacité secondaire sur la pourriture grise (Botrytis cinerea) a été observée. — (Revue des œnologues et des techniques vitivinicoles et œnologiques, Bourgogne-Publications, 1998, page 40)
  4.  
    Des champignons (4)
    (En particulier) (Médecine) Forme parasitaire de la peau de l’homme.
    • Il a attrapé des champignons aux pieds en allant à la piscine.
  5. (Par analogie) Tout objet de la forme d’un champignon.
    • Et tous ces gens sevrés de savoir qui tapent sur des champignons pour répondre à des questions, ils savent tout et moi je ne sais plus rien. Il n’y a qu’à la téloche que l'on voit des gens heureux et qui font coucou avec leur tête parce que leurs bras chargés de cadeaux. — (Thierry Décloitre, La vie est clandestine, Éditions Le Manuscrit, 2004, page 54)
    1. (En particulier) Accélérateur d’un véhicule à moteur.
      Écraser le champignon.
    2.  
      Un champignon nucléaire
      Nuage résultant d’une explosion nucléaire.
    3. (Médecine) Végétation parasite, excroissance de chair spongieuses qui se forme dans les plaies et dans quelques parties du corps. → voir fongus
    4. (Vieilli) Bouton qui se forme au lumignon d’une bougie, d’une chandelle, ou à une mèche qui brûle
    5. Support, ordinairement de bois, sur lequel on pose des chapeaux de femme, des perruques, etc.
      • Il fallait la voir regarder, de ses yeux bordés de rouge, les étalages des bas de soie brodés, et les chapeaux joliment chiffonnés, qui, chez les modistes, se dressent fièrement au haut des champignons de palissandre ! — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    6. Disque en tôle qui abrite l’orifice d’une cheminée ou d’un tuyau.
    7. (Architecture) Vasque renversée qui fait retomber en nappe les eaux d’une fontaine jaillissante ; d’une sorte de siège de jardin, etc.
    8. Sorte de siège fixe et isolé en usage dans les lycées.

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

HyperonymesModifier

HyponymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  •   champignon figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : champignon.
  • Champignon sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

DanoisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du français champignon.

Nom commun Modifier

champignon \Prononciation ?\ commun

  1. Agaric.

Flamand occidentalModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun Modifier

champignon \Prononciation ?\

  1. Champignon comestible.

NotesModifier

Selon les relevés dialectaux pré-1950, le terme champignon était principalement utilisé au sud-ouest et au nord-est d'un axe partant de la Flandres française à la Zélande néerlandaise. Sans être majoritaire, le terme est plus étendu dans sa répartition après 1950.

RéférencesModifier

  • Mathilde Jansen, Nicoline van der Sijs, Fieke van der Gucht, Johan De Caluwe, Atlas van de Nederlandse Taal, Lannoo, 2017, p. 139

Flamand orientalModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Nom commun Modifier

champignon \Prononciation ?\

  1. Champignon comestible.

NotesModifier

Selon les relevés dialectaux pré-1950, le terme champignon était principalement utilisé au sud-ouest et au nord-est d'un axe partant de la Flandres française à la Zélande néerlandaise (parlant le flamand occidental. Sans être majoritaire, le terme est plus étendu dans sa répartition après 1950 et inclut des zones parlant le flamand oriental.

RéférencesModifier

  • Mathilde Jansen, Nicoline van der Sijs, Fieke van der Gucht, Johan De Caluwe, Atlas van de Nederlandse Taal, Lannoo, 2017, p. 139

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du français champignon.

Nom commun Modifier

champignon \Prononciation ?\

  1. Agaric.
  2. Champignon comestible.

SynonymesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 97,1 % des Flamands,
  • 99,0 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]