chassieux

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Mot dérivé de chassie, avec le suffixe -eux.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin chassieux
\ʃa.sjø\
Féminin chassieuse
\ʃa.sjøz\
chassieuses
\ʃa.sjøz\

chassieux

  1. Qui est affecté de chassie.
    • Les murs avaient un aspect lépreux, et étaient couverts de coutures et de cicatrices comme un visage défiguré par quelque horrible maladie. Une humidité chassieuse y suintait. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
    • Upper Renfrew Lane était une rue sale mais respectable. Une grosse femme aux yeux chassieux répondit au coup de sonnette de Poirot, au numéro 17. — (Agatha Christie, La biche aux pieds d'airain , traduit et paru en France en 1966)
    • C'était un homme maigre, au visage émacié, aux yeux chassieux. — (Jean Ray, Harry Dickson, X-4, 1934)
    • Parfois on voyait apparaître dans notre café un petit colporteur difforme avec des yeux chassieux et mélancoliques, qui offrait d’une façon importune du papier à lettres, des crayons et des livres à bon marché, […] — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La Pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 205)
  2. Qui est incommodé par la chassie.
    • Ses vêtements sales et usés, sa barbe hirsute et son regard chassieux ne laissent aucun doute sur son « état ». — (Patrick Senécal, Hell.com, Éditions Alire, Québec, 2009, page 40)
  3. (Sens figuré)
    • Et pourtant Mark refusait de laisser tomber, et pendant ce temps-là sa moustache avait blanchi, et un voile de déception chassieuse avait commencé à troubler son regard. — (Jonathan Coe, Billy Wilder et moi, traduction Marguerite Capelle, Gallimard, 2020, page 16)

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier et pluriel
chassieux
\ʃa.sjø\

chassieux \ʃa.sjø\ masculin (pour une femme, on dit : chassieuse) singulier et pluriel identiques

  1. Personne affectée de chassie.
    • Au lieu d’écrire des Syllabus qui ne peuvent réjouir que des bilieux, chagrineux, chassieux, ces deux chefs de mon Église distribueraient leurs faveurs à celles et à ceux qui sauraient le mieux m’adorer… — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis, 1890)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

RéférencesModifier