FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1739)[1][2][3] Réfection du mot schnaphan (1694)[2][4][3], d’après sa prononciation[3]. De l’allemand Schnapphahn (« maraudeur, bandit de grand chemin monté à cheval »)[2][4][3] attesté dès (1494)[2][3].
Le mot a été précédemment emprunté au XVIe siècle par une autre voie sous les forme snaphaine (1551)[4][3] et snaphane / snaphan (1568)[2][3], en moyen français, puis snapane (1653)[2][4] d’après le néerlandais snaphaan[2][3]. Mais le mot actuel n’en est pas le descendant. C’est un réemprunt par l’allemand durant les guerres du XVIIe siècle[3], vraisemblablement la Guerre de Trente Ans[2][4], où le mot désignait les paysans réfugiés qui attaquaient les passants et servaient parfois dans les armées[2].
L’allemand est composé de schapp[3], impératif de schnappen (« attraper »)[4][3], lui-même du moyen haut-allemand snappen[3], et Hahn (« coq »)[4][3], issu du vieux haut allemand hano[3]. Il signifiait littéralement « attrape le coq » ou « attrape, coq »[2], où coq aurait le sens de gaillard[2][3] en devenant avec le temps le sujet du verbe[3].
Le sémantisme du mot suit celui de l’ancien vocabulaire de la marginalité qui s’atténue en sens plaisant de « mauvais garçon » avec le temps[3].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
chenapan chenapans
\ʃə.na.pɑ̃\

chenapan \ʃə.na.pɑ̃\ masculin

  1. (Populaire) Fripouille, homme dépourvu de moralité, vaurien.
  2. (Colère ou ton amusé) Garnement, coquin.
    • Que je ne t’y reprenne pas/plus, petit chenapan.
    • Le loup eut beau frapper à la porte, présenter la belle boîte de pralines. Rien n’y fit. Il dut s’en aller très en colère et bien décidé à manger ces petits chenapans d’une manière ou d’une autre.

SynonymesModifier

Fripouille :

Garnement :

DérivésModifier

  • pistolet à chenapan : mécanisme d’armes anciennes : le levier de la gâchette interne agit horizontalement à travers une ouverture ménagée dans la plaque de la platine, libérant le chien prolongé d'une crête qui vient frapper la batterie placée à l'extrémité de son bras mobile. in Armes & armures de la couronne de JP REVERSEAU p 152 . ISBN 2 ISBN invalide/87844/070/6

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. « chenapan », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage
  2. a b c d e f g h i j et k Oscar Bloch et Walther von WartburgDictionnaire étymologique de la langue française, 2e éd., Paris, Presses universitaires de France, 1950 ISBN 2-13-056621-9
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Alain ReyDictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, Paris, 1992
  4. a b c d e f et g Jean Dubois, Henri Mitterand, Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique et historique du français, Larousse, page 191, 2011