Voir aussi : Chenu

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin canutus (« gris, blanc »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin chenu
\ʃə.ny\

chenus
\ʃə.ny\
Féminin chenue
\ʃə.ny\
chenues
\ʃə.ny\
 
Un homme à la barbe chenue (1).

chenu \ʃə.ny\ masculin

  1. Qui a les cheveux blanchis par la vieillesse.
    • M. de Paris, avec lequel je fis connaissance cette même nuit, est aussi chenu et de la même taille que moi. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
    • […] et ma tête chenue m’apprend qu’il faut quitter les hommes et le jour. — (Mainard)
  2. (Par métonymie) S’applique à la barbe, aux sourcils, aux parties du corps et même aux objets en les personnifiant.
    • Ses traits étaient encore jeunes, pourtant, sa barbe chenue témoignait sur lui du passage des ans.
    • Un homme s’avançait voûté, chenu, blanchi. — (G. Kahn, Le Conte de l’or et du silence, 1898, page 20)
  3. (Poétique) Qui a la cime blanchie (par la neige ou l’écume par exemple).
    • Quoique les Alpes chenues Les couvrent de toutes parts. — (François de Malherbe, II, 2)
    • Qui compterait plutôt les arènes menues que baigne l’Océan de ses vagues chenues. — (Godeau, Poés. Égl. v.)
  4. (Par extension) Marqué par les ans (même sans notion de blancheur).
    • Ce vieillard chenu qui s’avance, le temps dont je subis les lois. — (Voltaire, Ép. XLV.)
    • Une chaîne de sûreté fut enlevée avec précaution et une tête chenue et décrépite parut dans l'entrebâillement,. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Fauteuil 27, 1937)
    • Il était de ces êtres miraculeusement formés pour le malheur, qui ont l’air d’avoir passé neuf cents ans dans le ventre de leur mère, avant de venir lamentablement trainer une enfance chenue dans la caduque société des hommes. — (Léon Bloy, Le Désespéré, Paris, Editions de la Table ronde, 1997, page 29)
    • Arbre chenu, arbre dont la cime est dépouillée.
  5. Solidifié, bonifié par l’âge
    • Goutez-moi ce vin, particulièrement chenu, il vous séduira.
    • Voyons, Franchette, dit le médecin à sa cuisinière, deux verres ?… Et donnez-nous du chenu. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
  6. De haut niveau, de grande qualité.
    • Il prouvait l’existence de Dieu avec des petits morceaux de bois, des haricots.
      « Nous plaçons ici un haricot, bon ! — là, une allumette. — Madame Vingtras, une allumette ? — Et maintenant que j’ai rangé, ici les vices de l’homme, là les vertus, j’arrive avec les facultés de l’âme. »
      Ceux qui n’étaient pas au courant, regardaient du côté de la porte s’il entrait quelqu’un, ou du côté de sa poche, pour voir s’il allait sortir quelque chose. Les facultés de l’âme, c’était de la haute, du chenu ! Ma mère était flattée.
      — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
chenu chenus
\ʃə.ny\

chenu \ʃə.ny\ masculin

  1. (Rare) Dans le sens de solidifié, bonifié : par emploi de l’adjectif substantivé.
    • C’est du chenu.
    • Cet homme est un vrai chenu.
    • — Va pour une fête, mes enfants. — Oui, mais quelque chose de tapé, de chenu, de drôlichon, insista Crapichette. — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)

PrononciationModifier

HomophonesModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

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Adjectif Modifier

Nombre Cas Masculin Féminin Neutre
Singulier Sujet chenus chenue chenu
Régime chenu
Pluriel Sujet chenu chenues
Régime chenus

chenu \Prononciation ?\ masculin

  1. Vieux, chenu.

Nom commun Modifier

chenu \Prononciation ?\ masculin

  1. Vieux (personne vieille).

VariantesModifier

AntonymesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier