chien couchant

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De chien et couchant (parce qu’il se couche pour arrêter le gibier).

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
chien couchant chiens couchants
\ʃjɛ̃ ku.ʃɑ̃\

chien couchant \ʃjɛ̃ ku.ʃɑ̃\ masculin (pour la femelle, on dit : chienne couchante)

  1. Espèce de chien de chasse qui se couche ordinairement sur le ventre pour arrêter les perdrix, les cailles, les lièvres et autre gibier.
    • Dresser un chien couchant. — Il a dans son chenil deux chiennes couchantes.
    • Vers les derniers jours d’août 1816, trois jeunes gens de bonne mine chassaient au chien couchant, au pied de la montagne aux pierres, comme on dit dans le pays. — (George Sand, Jeanne, 1844)
  2. (Figuré) Personne soumise.
    • Le proviseur vous gardera-t-il ? Vous avez l’air d’un homme, il lui faut des chiens couchants — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
    • M. Bernard s’y connaît pour dresser les mauvais chiens. Tu sais, quand il leur met le "collier de force" ? Celle-là ça n’a pas été long de la rendre comme une chienne couchante. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
    • Or, comme l’égalité n’est pas de ce monde et comme la femme, ulcérée par des siècles de prétendu esclavage, veut se venger, et qu’elle est infiniment plus acharnée que l’homme, l’Occidental devient vite le chien couchant de son épouse. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 8)

DérivésModifier

  • faire le chien couchant auprès de quelqu’un (le flatter, tâcher de le gagner par des soumissions basses et rampantes)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (couchant)