claironner

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIe siècle) Dénominal de clairon.

Verbe Modifier

claironner \klɛ.ʁɔ.ne\ intransitif ou transitif, 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Jouer du clairon, en particulier pour transmettre un ordre (sonnerie militaire).
    • Puis j’ai vu bien d’autres choses : Une ville. L’ennemi claironne aux portes. — (Paul Valéry, lettre à André Gide, in Correspondance : 1890-1942, Gallimard, 1955, page 90)
    • La corne claironne le rassemblement des troupes. Officiers et sous-officiers transmettent les ordres à leurs hommes. — (Pierre Vanhemelen, Au-delà des Frontières, éditions Pierre Danrieux, 2016, page 259)
  2. (Figuré) Proclamer, clamer d’une façon éclatante, bruyante.
    • Ah ! Que le vieux coq gaulois, perché sur nos clochers, claironne l’appel pressant de la terre, la douce terre de France qui doit rester le grand réservoir des forces et des énergies françaises d’où dépendent le salut et l’avenir de notre Pays ! — (Jean Virey, Réponse au discours de M. Raynaud, in Annales de L'Académie de Mácon, troisième série, tome XXIII, 1922-1923, Protat frères imprimeurs,page 165)
    • - Il y va de la vie d’un homme ! claironné-je, espérant qu’un lieu commun de cette sorte l’amadouerait. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 46)
    • Il y a quelques jours j’ai été invité chez une charmante amie brune bossant dans la publicité, et claironnant bruyamment ses engagements féministes dès qu’elle le peut en public... — (François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu... Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010)

PrononciationModifier

RéférencesModifier