FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe 1 Modifier

cocarder \kɔ.kaʁ.de\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Pousser son cri, en parlant du geai.
    • Eudes et Coulomb s’approchent du pas de porte, alors qu’un geai des chênes, posté sur le faîtage du toit de chaume, se met à cajoler, puis à cajacter, enfin à cocarder si fort que son cri d’alarme devient pénétrant au possible. — (René Guillemier, Au temps de la heaumerie, 2011)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Verbe 2Modifier

cocarder \kɔ.kaʁ.de\ pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se cocarder)

  1. S’arsouiller ; s’enivrer.
    • On venait de manger un morceau ensemble, en bonne amitié, sans flafla, parce qu’on avait de l’estime les uns pour les autres et qu’on désirait célébrer entre soi une fête de famille. Tout se passait très gentiment, on était gai, il ne fallait pas maintenant se cocarder cochonnément, si l’on voulait respecter les dames. — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, p.111)
    • Les habitants du pays avaient vite flairé quelque drame intime, une catastrophe, dans l'existence de ce malheureux. « C'est pour oublier qu'il se cocarde ainsi... C'est une femme qui est cause de cela... », ruminait-on. — (La Revue mondiale, vol.125, 1909, page 298)

Verbe 3Modifier

cocarder \kɔ.kaʁ.de\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Agir ou s’exprimer de façon cocardière, xénophobe.
    • Et le chœur antique, le chœur en toc des bourgeois calés, des bourgeois civilisés, des hommes supérieurs au sang rouge et à la peau blanche, se dispersa en se congratulant, en se tapant sur les cuisses, en se la France-aux-Français, en se-comment-qu’on-leur-z-y-a-dit, en cocardant à bloc sur fond de Marseillaise. — (Vic St Val à fond de cale, Fleuve Noir, 1974, chapitre III)

PrononciationModifier