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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du coucou, dont la femelle pond ses œufs dans le nid d'autres espèces (parasitisme) ce qui la rend volage (usage attesté dès le XVe siècle).
Le mot français coucou vient lui même de l’ancien français cocu signifiant le coucou, et venait lui-même de l’ancien occitan cogot (coguos, coutz) ou de l’ancien catalan cugus. Le mot cogul signifie aussi bien coucou que cocu dans l’occitan actuel ; il vient du latin coculus dont le second u était prononcé allongé (il signifiait alors coucou) ou bref. En ancien français, cous correspondait à cucus, substitut vernaculaire du cuculus latin. Les mots cocu du français et cogot de l’occitan actuel auraient aussi une autre origine depuis cucutus (traité tel un coucou, dont la femelle est trompée par le mâle) qui a aussi donné cocotte.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin cocu
\kɔ.ky\

cocus
\kɔ.ky\
Féminin cocue
\kɔ.ky\
cocues
\kɔ.ky\

cocu \kɔ.ky\

  1. Dupé, trompé, victime d’infidélité conjugale.
    • …il la conduirait devant le maire et devant le curé, se disant à lui-même, en manière de consolation, que, s’il était dans son destin de devenir cocu, il le serait certainement moins longtemps que s’il avait suivi l’exemple de ses anciens camarades et s’était comme ces derniers marié vers la trentaine. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • « Cocu » est un mot pour les riches. Moi, si ça m’arrivait, je ne serais pas cocu, je serais malheureux. — (Marcel Pagnol, La Femme du boulanger, 1936)
    • — Regarde : toi et moi, on vient de se sortir d'un nombre d’emmerdements que même un polygame cocu il aurait pas eu assez de femmes pour faire moins bien. — (Sébastien Gendron, Road Tripes, Éditions Albin Michel, 2013, km 1245)
    • On ne dit jamais d'une star qu'elle est alcoolo et cocue comme pas deux, on écrit : « D'aussi loin qu'elle se le rappelait, Simone avait toujours aimé les bons vins » et après on écrit : « D'aussi loin qu'il se le rappelait, Yves avait toujours eu beaucoup de succès auprès de la gente féminine. » — (Isabelle Alexis, Ta vie est belle: On n’a jamais conscience de son bonheur, éditions Flammarion, 2013, chap. 4)
  2. (Par antiphrase) Chanceux, veinard.
    • Alors toi, aujourd'hui, tu es vraiment cocu, tu pourrais jouer les yeux fermés !

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
cocu cocus
\kɔ.ky\
 
Image satirique de 1815 pour dénigrer les cocus (1).

cocu \kɔ.ky\ masculin (pour une femme on dit : cocue)

  1. (Familier) Personne dont le partenaire ou le conjoint est infidèle.
    • Sganarelle : A-t-on mieux cru jamais être cocu que moi.
      Vous voyez qu’en ce fait la plus forte apparence
      Peut jeter dans l’esprit une fausse créance :
      De cet exemple-ci, ressouvenez-vous bien,
      Et quand vous verriez tout, ne croyez jamais rien.
      — (Molière, Sganarelle ou le Cocu imaginaire, scène dernière)
    • Lisette : Par ma foi, je lui sais bon gré de cette affaire,
      Et ce prix de ses soins est un trait exemplaire.
      Léonor : Je ne sais si ce trait se doit faire estimer ;
      Mais je sais bien qu’au moins je ne le puis blâmer.
      Ergaste : Au sort d’être cocu son ascendant l’expose,
      Et ne l’être qu’en herbe est pour lui douce chose.
      — (Molière, L’École des maris, acte III, scène 9)
  2. Celui qui est trompé, dupé, le dindon de la farce.
    • Dans cette histoire, c’est moi le cocu.
  3. Personne qui a de la chance.
    • Avoir une veine (une chance) de cocu.
  4. (Argot) Escargot (en France dans le Sud-Ouest), peut-être à cause des prétendues cornes dont on affuble parfois les maris trompés, ou à cause de sa coquille (ou coque).

DérivésModifier

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

  • cocu sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier