Ouvrir le menu principal

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Composé de coffre et de fort.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
coffre-fort coffres-forts
\kɔ.fʁə.fɔʁ\
 
Un coffre-fort.

coffre-fort \kɔ.fʁə.fɔʁ\ masculin

  1. Coffre de métal, généralement en forme d’armoire, destiné à serrer de l’argent et les objets précieux, et construit de telle façon qu’il soit à l’abri du feu et des voleurs.
    • Vous contentez-vous de protéger vos coffres-forts? Voulez-vous laisser à la merci des ennemis de l'humanité votre liberté, votre patrie, vos fortunes même? — (Maximilien Robespierre, Sur le parti de prendre à l'égard de Louis XVI -novembre 1792)
    • Oui, nous nous avouons les ennemis de l'ordre, de cet ordre qui ne profite qu'à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. — (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité dans L'Internationale, de Oscar Testut, 1871)
    • Il connaît la science plus compliquée des serrures, qui se compose d’un coup de doigté avec un coup de muscle et qui nous livre les hommes comme des enfants et les coffres-forts comme des jouets. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 106)
    • Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 187)
    • Les uns se prennent à espérer, d'autres à redouter que le nouveau ministre du Commerce ne réalise quelqu'une de ces réformes sociales dont la seule perspective fait trembler les satisfaits se mirant dans leurs coffres-forts. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier