coiffer Sainte-Catherine

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De coiffer et Sainte-Catherine : du nom d’une tradition où une fête est organisée tous les ans, le 25 novembre (jour de la fête de sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des jeunes fille), pour les jeunes filles de non mariées de 25 ans ou plus, fête pour laquelle on leur demande de se confectionner un chapeau original, et où celle coiffée du chapeau le plus réussi est récompensée.

Locution verbale Modifier

coiffer Sainte-Catherine \kwa.fe sɛ̃t ka.tʁin\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de coiffer)

  1. (Familier) (Vieilli) Être célibataire au delà de l’âge de vingt-cinq ans, pour une femme.
  2. (Par extension) Devenir vieille fille.
    • On ne parlait de mademoiselle Mignon que pour l’insulter par des : ─ Pauvre fille, que deviendra-t-elle ? elle coiffera Sainte-Catherine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Elle avait deux filles, dont l’aînée, Anne, près de coiffer Sainte-Catherine, était une fine mouche. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
    • Ma demi-sœur, l’aînée de nous tous, – l’étrangère, l’agréable laide aux yeux tibétains – se fiança, à la veille de coiffer Sainte-Catherine. Si ma mère n’osa empêcher ce mauvais mariage, elle ne tut pas ce qu’elle en pensait. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, pages 110-111)
    • « Tu as vingt-six ans, me disait mon père. À ton âge, les jeunes filles ont déjà coiffé Sainte-Catherine. Attention, toi, de ne pas devenir un Saint-Joseph !… » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 5)

Variantes orthographiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier