coller au cul

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XXe siècle) De coller (rester attaché) et cul (derrière).

Locution verbale Modifier

coller au cul \kɔ.le o ky\ (se conjugue → voir la conjugaison de coller)

  1. (Populaire) Suivre de très près. — Note : Se dit surtout en parlant de la circulation automobile.
    • Je ne la quitte pas, la réalité, je la traque, je lui colle au cul, je suis à l’affût de toutes ses faiblesses et de ses mauvaises odeurs, je la presse de rendre son jus immonde. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 102.)
    • Je ne perds aucune occasion de me délecter des saillies tragi-comiques de son journal étonnant qui – littéralement - colle au cul de l'époque, et ne manque aucune hilarante compromission avec la modernité, […]. — (François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu... Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010)
    • Un soir, à deux grammes au moins, il était monté dans sa voiture et avait « enquillé » le périph' : des tours et des tours de boucle à 150 km/h, à frôler les glissières, à coller au cul des bagnoles et de leurs conducteurs affolés, […]. — (Danielle Thiery, L'ombre des morts, Versilio, 2012)
    • Elle était seule, ras la noix de Chita qui lui collait au cul, besoin de solitude pour appréhender ce lieu et tenter d'en déchiffrer l'histoire. — (Claude Soloy, Le cri de Tarzane: Roman érotique, Ska Éditions, 2015, chap.8)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier