Étymologie

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(XVIe siècle) Dérivé de colosse, avec le suffixe -al.

Adjectif

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Singulier Pluriel
Masculin colossal
\kɔ.lɔ.sal\
colossaux
\kɔ.lɔ.so\
Féminin colossale
\kɔ.lɔ.sal\
colossales
\kɔ.lɔ.sal\
 
Statues colossales d’Abou Simbel.

colossal \kɔ.lɔ.sal\ masculin

  1. De la taille d’un colosse ; très grand ; énorme.
    • Bakounine était d’une colossale stature, encore que son embonpoint fût évidemment dû à sa maladie. — (Debagori-Mokrievitch, Souvenirs sur Bakounine, traduits par Marie Stromberg, La Revue blanche, 1895)
    • Une colossale figure du « Temps », soulève Terre et cadran sur ses vigoureuses épaules. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, édition 1923)
    • Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • L’empire romain, centralisé, indiscuté et unique a ébaudi les barbares par une architecture colossale de pierre, donc incorruptible. — (Bulletin de la Commission royale des monuments et des sites, tome 3, 1973, page 152)
    • Des vêtements humides séchaient dans l’intérieur de la cheminée. La pelle, les pincettes et le bec du soufflet, tous de proportion colossale, brillaient comme de l’acier poli, tandis que le long des murs s’étendait une abondante batterie de cuisine. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
    • Lorsque les coupables manquaient, on en venait au supplice des innocents. Quelques-uns remplissaient d’hommes vivants certaines statues colossales de leurs dieux : ils les couvraient de branches flexibles, ils y mettaient le feu, et les hommes périssaient ainsi environnés de flammes. — (Joseph de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821)
    • La jeunesse de la génération aujourd’hui arrivée à l’âge mûr a dû être consacrée aux ouvrages de « Hegel, cette intelligence colossale », du « grand Schleiermacher » et du « pénétrant Herbert ». Hélas ! trois fois hélas ! ce qu’il y a de pernicieux dans la glorification de ces coryphées universitaires et de ces héros de chaires professorales, […] c’est que l’on fait passer aux yeux de la jeunesse bonne, crédule et encore dépourvue de jugement, des têtes médiocres […] pour de grands esprits, pour des êtres exceptionnels, pour l’ornement de l’humanité. — (Schopenhauer, De la quadruple racine du principe de raison suffisante, 1813, traduction Cantacuzène, 1882)
    • Le budget est colossal pour un film de cul : 10 millions d’Euros ! Un truc inimaginable. On s'est mis à cinq maisons de prod’ pour arriver à boucler les crédits, quelques télés nous ont suivi aussi, par je ne sais quel miracle. — (Thibaut Amant, Sexworkers, Éditions Le Manuscrit, 2003, page 58)
    • Cerise sur le gâteau, les soldes venaient de lui être confiées. Les budgets étaient colossaux et il y puisait avec constance et rapacité pour redistribuer une grande partie aux gradés qui vivaient sur la bête. — (Olivier Rogez, L'ivresse du sergent Dida, Éditions Le Passage, 2017)
    • (Par antiphrase) Cette manœuvre à peine déguisée témoigne de la colossale finesse de la rédaction.
L’Académie française notait la rareté du masculin pluriel colossaux[1][2], mais reconnait aujourd’hui son usage[3].

Dérivés

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Traductions

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Nom commun

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Invariable
colossal
\kɔ.lɔ.sal\

colossal \kɔ.lɔ.sal\ masculin

  1. Ce qui est de la taille d’un colosse.
    • Tout vous révèle qu’entre Le Havre et Rouen se poursuit avec obstination la création d’une zone où, inévitablement, le colossal et l’extraordinaire sont en genèse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)

Prononciation

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Références

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Étymologie

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Dérivé de colosse, avec le suffixe -al.

Adjectif

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colossal \Prononciation ?\

  1. Colossal.

Prononciation

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