compagnonnage

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de compagnon avec le suffixe -age.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
compagnonnage compagnonnages
\kɔ̃.pa.ɲɔ.naʒ\

compagnonnage \kɔ̃.pa.ɲɔ.naʒ\ masculin

  1. Temps pendant lequel un jeune homme qui avait fini son apprentissage travaillait chez un maître, avant de pouvoir travailler pour son propre compte.
  2. Réunion des gens de certains métiers en différentes associations.
    • Les mœurs des compagnonnages furent longtemps fort remarquables par leur brutalité ; avant 1840, il y avait constamment des bagarres, souvent sanglantes, entre groupes de rites différents. — (Sorel, Réflexions sur la violence, Chapitre VI, « La moralité de la violence », 1908, page 268)
    • Mon père était mort dès avant la guerre. De lui, il ne restait plus dans notre cellule que sa canne de compagnonnage accrochée à la corniche de la grande armoire, et, au mur, son portrait agrandi. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, pages 221-222)
    • Entre eux, les tondeurs sedanais font des assemblées. Après avoir bien réfléchi et discuté avec les maîtres depuis avril, le 1er août 1750 ils décident d’engager la « cloque », c’est à dire la grève générale des sept cents compagnons, et de « muleter » les jaunes de cinquante livres d’amende selon la tradition du compagnonnage auquel ils semblent appartenir. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
    • (Figuré) Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
  3. Accompagnement.
    • La relation est toujours possible, car la foi reconnaît le Christ comme compagnon de route, interlocuteur privilégié, maître de sagesse, vrai chemin de vie. Si l'être humain se pense souvent sans ce compagnonnage, le ressuscité ne conçoit par l'histoire sous un autre mode que l'accompagnement. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, page 87)
  4. (Jardinage) Association de plantes dont l’une au moins favorise l’autre par sa présence.
    • C’est ainsi que Johanna commence à observer les associations qu’elle croise dans la nature pour en faire des bases de réflexion. Elle détaille les mécanismes de cohabitation, de compagnonnage, de protection, puis parcourt les catalogues de pépiniéristes spécialisés proposant des plantes adaptées à son sol acide — mais fertile — et à son climat continental. — (Brigitte Lapouge-Déjean, Sur la bonne pente, Les 4 saisons n° 238, septembre-octobre 2019 (ISSN 1962-5790))

Apparentés étymologiquesModifier

→ voir pain, compagnie et compagnon

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier