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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVe siècle)[1] En ancien français cumgiet[2], issu du latin commeatus[2], participe passé de commeare (« aller, s'en aller, passer »), de cum-, et meare « aller » ; l'\e\ ou l'\i\ se changeant en \j\ dans ces sortes de mots : somniare « songer », serviens « sergent », etc.
Du latin sont aussi issus le wallon condjî, l’ancien occitan comjat, conjat, le catalan comiat, l’italien commiato[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
congé congés
\kɔ̃.ʒe\
 
Congé et arrondi en mécanique.

congé \kɔ̃.ʒe\ masculin

  1. Permission d’aller, de venir, de s’absenter, de se retirer.
    • Cet employé a obtenu un congé de huit jours.
    • Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d'être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n'avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.151)
    • Congé de convalescence. Être en congé.
    • Accorder un congé de huit jours.
    • Ce député a demandé un congé à la Chambre, pour cause de maladie.
  2. (En particulier) (Vieilli) En parlant d’un domestique, action de se retirer tout à fait ou fait d'être renvoyé par son maître. Note : Dans ce sens, s'emploie généralement avec l'adjectif possessif.
    • Un domestique qui demande son congé.
    • Son maître lui a donné congé, son congé.
  3. Vacances scolaires.
    • Jours de congé.
    • Les élèves ont eu congé.
    • C’est demain congé.
    • Les congés de Noël, de Pâques.
  4. (Simplement) Permission, autorisation.
    • Se marier sans le congé de ses parents.
  5. (Fiscalité) (Vieilli) Permission de transporter la marchandise dont les droits ont été acquittés.
    • On peut expédier ce vin, voici le congé.
    • Le 29 janvier 1686, il stipule que tout canot chargé de marchandises et ne possédant par de congé dûment signé sera confisqué. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, p. 244.)
  6. (Mécanique) Arrondi rentrant créant un raccordement progressif entre deux surfaces.
  7. (Architecture) raccordement d'une moulure et d'un parement.
  8. Outil de sculpteur pour faire un congé.
  9. (Marine) Laissez-passer que le capitaine d'un navire doit avoir quand il quitte le port pour prendre la mer.
  10. Acte, écrit ou verbal, par lequel le propriétaire ou le principal locataire d’une maison, d’une ferme, etc., signifie à un locataire ou fermier qu’il ait à vider les lieux dans un certain temps.
    • Ce propriétaire a donné congé à son fermier, à son locataire.
    • Recevoir congé.
    1. On le dit également d’un locataire à l’égard du propriétaire ou du principal locataire.
      • Lorsque le locataire se marie en cours de bail, le conjoint qui n'a pas signé le contrat peut quand même se prévaloir du bail. Il faudra donc que le renon donné par les locataires soit signé par les deux époux et si l'un ne le fait pas, le bailleur pourra considérer que le congé est nul. — (Pierre Jammar, Guide du propriétaire bailleur et de ses conseillers, EdiPro, 2e éd., 2016)

SynonymesModifier

Fiscalité

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • congé sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

congé

  1. Congé.

SynonymesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 84,8 % des Flamands,
  • 69,6 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]