connivence

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin coniventia.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
connivence connivences
\kɔ.ni.vɑ̃s\

connivence \kɔ.ni.vɑ̃s\ féminin

  1. Complicité par tolérance et dissimulation d’un mal qu’on doit ou qu’on peut empêcher.
    • Plus la lutte contre les schismatiques s'aggrave, plus l'Église s'acharne contre les juifs, qu'elle soupçonne d'être de connivence avec les hérétiques. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (Par extension) Entente secrète, intelligence avec quelqu’un.
    • Il se douta que la mère et la fille étaient de connivence, mais comme il n’aimait point les querelles de ménage, il ne souffla mot et sortit pour dissiper sa colère. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
    • Elle m’adressa avec les sourcils, les paupières clignées, la bouche avancée, un langage de complicité que je n’espérais pas et qui m’enchanta. Je la vis destinée à la dissimulation, la connivence défendue, enfin le péché. — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 80)
    • Cette séance fut donc la dernière à rendre compte de cette intime connivence entre Monk et Rollins ; on ne peut s’empêcher de regretter qu’ils n’aient pas plus souvent associé leur destin sur disque ; mais c’est comme ça, alors on imagine… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 192)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier