constance

Voir aussi : Constance

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom 1) Du latin constantia, déverbal de constare (« être ferme », « tenir bon »).
(Nom 2) Du vignoble de Constantia.

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
constance constances
\kɔ̃s.tɑ̃s\

constance \kɔ̃s.tɑ̃s\ féminin

  1. Fermeté de l’âme qui lui permet de résister aux choses capables de l’ébranler, telles que la douleur, l’adversité, les tourments, etc.
    • Et la brigade demeura en Belgique. […]. Les plus frénétiques arrosages de shrapnells et de marmites n’ébranlaient pas sa constance. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.91)
    • Non, non, la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d'être rencontrée la première ne doit pas dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs. — (Molière, Dom Juan ou le Festin de pierre, acte I, scène II)
    • Montrer, témoigner de la constance contre la douleur.
    • La fortune a exercé, a éprouvé la constance de ce philosophe.
  2. Persévérance.
    • Il a poursuivi ce dessein avec beaucoup de constance.
    • Il faut qu’il ait eu bien de la constance pour ne point se lasser pendant un si long temps.
    • Travailler avec constance.
    • Aimer avec constance.
    • La constance de son amour, de son amitié.
    • Il n’a point de constance en amour.
    • (Ironique) Il faut que vous ayez bien de la constance pour supporter tant de caprices.
    • Depuis une heure que vous attendez, vous avez de la constance.

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
constance constances
\kɔ̃s.tɑ̃s\

constance \kɔ̃s.tɑ̃s\ masculin

  1. (Œnologie) (Vieilli) Vin muscat anciennement produit en Afrique du Sud.
    • Tout l'espace compris entre la baie Falso & celle de la Table est orné de maisons de plaisance & de belles habitations où l'on se borne à la culture des légumes, des fruits, & sur-tout du vin. Les plus estimés , & qui approchent le plus du Constance , sont ceux de Becker & de Hendrick. Les Marchands de vin du Cap savent les apprêter & les vendre pour du vrai Constance. — (François Le Vaillant, Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique, par le cap de Bonne-Espérance, dans les années 1780, 81, 82, 83, 84 et 85 , tome 1, Paris, chez Leroy, 1790, p. 52)
    • On croit généralement que ce dernier se recueille seulement dans deux fermes de ce nom ; on se trompe : le raisin qui le donne, la muscadelle, est dans toutes les vignes; dans plusieurs de celles du Drakenstein il produit même un vin égal , sinon supérieur, au Constance, dont le seul avantage est de se vendre six fois plus cher : tant le nom a de pouvoir en toutes choses ! — (John Barrow, Nouveau Voyage dans la partie méridionale de l'Afrique, traduit de l'anglais, tome 2, Paris : chez Dentu, 1806, p. 61)
    • Quant au constance rouge et blanc, il a tant de rapport avec les vins de Malvoisie et même avec ceux de la bonne ville de Cette, que je ne sais, en vérité, si on pourrait toujours le distinguer de ces derniers. — (Melchior Yvan, De France en Chine, Paris : chez L. Hachette & Cie, 1855, p. 124)
    • Il m'a indiqué souvent que sa promotion fut la dernière à « importer » du constance, les vignes ayant été détruites par le phylloxéra l'année suivante, soit vers 1874-75. C'était un vin de goût très muscat, sirupeux, très sucré, de couleur ambrée foncée, se présentant en bouteilles de forme et de contenance tout à fait comparables à nos petites bordelaises actuelles. — (L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux , vol. 12, 1962, p. 515)
    • Mais, on le sait, Jules Mouquet est d'avis qu'il s'agit du Constance, sorte de muscat réputé et provenant de la colonie du Cap, où Baudelaire s'arrêta à son retour d'Orient. Il se peut... — (Léon Bopp, Psychologie des Fleurs du mal, tome 3, Librairie Droz, 1964, p. 204)

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • constance sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier