coquetterie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de coquet, avec le suffixe -erie.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
coquetterie coquetteries
\kɔ.kɛt.ʁi\

coquetterie \kɔ.kɛt.ʁi\ féminin

  1. Désir de plaire, d’attirer, d’engager. — Note : Il se dit surtout en parlant des femmes.
    • Elle pensait fort peu à elle-même, et même le bal que nous décrivons n’avait pu la rappeler assez au rôle qu’elle devait jouer pour lui donner la quantité d’honnête coquetterie que le vulgaire croit inhérente au caractère de toutes les femmes. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
    • Elle avait tenu, par coquetterie d’intendante, à lui faire visiter toute l'installation vinicole, depuis le hangar où se réparaient les fûts jusqu'aux caves où les crus de réserve hérissaient leurs milliers de bouteilles. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 page 169)
    • Zariffa, dès sa dixième année, exerçait à l’égard de son jeune compagnon, sa coquetterie naissante. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
  2. Manières, paroles employées à dessein de plaire, soit que l’on éprouve ou non le sentiment que l’on veut inspirer.
    • Elle était vêtue d’une délicieuse robe bleue en velours de coton, toujours le fichu clair, des grappes de raisins en grenat et or aux oreilles, les cheveux en ringleet, la jeannette astucieuse, de petits souliers en satin noir, des bas de soie gris, et des gants de Suède ; puis des airs de reine et des coquetteries de jeune fille à prendre tous les Rogron de la rivière. — (Honoré de Balzac, Pierrette)
    • Au tournant de la haie, à une centaine de pas en arrière, Violette était arrêtée devant Michel et, la tête penchée, faisait des coquetteries. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
    • Elle découvre des gestes de coquetterie qui, comme les gestes de pudeur, revêtent une sorte de beauté austère d’être accomplis dans la solitude. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
  3. (Par extension) Moyens qu’une personne emploie pour faire valoir ses avantages en quelque genre que ce soit.
    • Son ultime coquetterie avant de monter à l'échafaud ? Faire réaliser son portrait. Le selfie de l'époque. — (Arnaud Bouillin, Nabilla, première de Corday, dans Marianne n°917, du 14 novembre 2014, page 37)
    • Ce poète lit ses vers avec une espèce de coquetterie.
    • C’est par une sorte de coquetterie que les personnes qui ont une jolie voix se font prier pour chanter.
    • Peut-être qu’elle fut tentée un petit moment de me faire oublier, par des coquetteries, cette petite revenante que j’avais dans la tête, et qui, plus que de raison, lui portait ombrage ; mais après deux ou trois mots de badinage, elle répondit à mes reproches. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 83)
  4. Recherche d’élégance.
    • Vêtu avec coquetterie.
  5. (Ironique) Strabisme.
    • Ses fils géraient les euros, lui n'y voyait pas clair, avec son œil qui disait merde à l'autre. Cette coquetterie aurait pu jeter des doutes sur sa compétence mais, après tout, il n'y a qu'un œil qui vise l'objectif. Où est le problème si l'autre sonde la quatrième dimension ? — (Elizabeth Tchoungui, Bamako climax, Plon, 2010)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier