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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1887) Du latin corona (« couronne ») avec la terminaison -ium des corps simples. C’est le mathématicien et spectrographiste austr-hongrois Anton Karl Grünwald (1838–1911) qui crée le néologisme [1].

Nom commun Modifier

coronium \kɔ.ʁɔ.njɔm\ masculin

  1. (Chimie) (Désuet) Corps simple que l’on crut découvrir à la fin du XIXème siècle en apercevant des raies spectrales inconnues dans le rayonnement de la couronne solaire. Il s’agissait en réalité de la raie du fer XIV. La raie du coronium est attestée pour la première fois par l’astronome américain Charles Augustus Young (1834–1908) en 1869. C’est en 1942 que l’astrophysicien suédois Bengt Edlén identifia les raies à celles du fer XIV. Le symbole Cn lui sera attribué.
    • Le coronium terrestre. — Nous extrayons des Atti della reale Accademia dei Lincei l’importante communication de MM. Nasini, Anderlini et Salvadori sur la présence probable du coronium et de nouveaux éléments dans les gaz de la solfatare de Pouzzoles et du Vésuve. […] « Dans le spectre des gaz de la solfatare de Pouzzoles, qui contiennent de l’argon, nous avons rencontré une raie assez brillante dont la longueur d’onde est comprise entre 531,5 et 531,6 [nm] et qui est identique à celle qui a été observée dans la couronne solaire 1474 K et qu’on attribuait à un élément encore inconnu sur terre, le coronium. Cet élément, que nous avons ainsi trouvé, doit être beaucoup plus léger que l’hydrogène […] Nous tenons pour très probable que ces raies, outre celles du coronium, appartiennent à d’autres nouveaux éléments ; nous continuons nos recherches en ce sens, dans la limite des faibles moyens dont nous disposons. » — (« Chroniques, notes et informations : Astronomie », in Revue scientifique, quatrième série, tome X, no. 11, septembre 1898, page 341)
    • L’introduction commence par des considérations générales sur l’atmosphère terrestre et celle des planètes, l’albedo, l’existence hypothétique d’un gaz interplanétaire (Coronium et géocor[on]ium). — (Jacques Danne, Le Radium, la radioactivité, les radiations, l’ionisation: journal de physique théorique et expérimentale, volume 9, Masson et Cie, 1912)

TraductionsModifier

RéférencesModifier

  1. „Ueber die merkwürdigen Beziehungen zwischen dem Spektrum des Wasserdampfes und den Linienspektren des Wasserstoffes und SauerstofFes, sowie über die chemische Struktur der beiden letztern und ihre Dissociation in der Sonnenatmosphäre“ [Sur les relations étranges entre le spectre de la vapeur d’eau et les spectres linéaires de l’hydrogène et de l’oxygène, ainsi que sur la structure chimique de ces deux derniers et leur dissociation dans l’atmosphère solaire], in Astronomische Nachrichten, vol. 117, no. 2797, p. 201–204