coup fourré

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVIIe siècle)[1] Composé de coup et de fourré.

Locution nominale Modifier

Singulier Pluriel
coup fourré coups fourrés
\ku fu.ʁe\

coup fourré \ku fu.ʁe\ masculin

  1. (Escrime) Situation dans laquelle chacun des deux escrimeurs qui se battent donne un coup et en reçoit un autre en même temps.
    • On appelle coup fourré, ou coup mutuel, toutes les fois que par accident, et en même temps, les deux parties attaquent ensemble. — (I. Ghersi, Traité sur l’art de faire des armes, Page and son, 1830)
    • Sur le terrain, le clerc de notaire se comporta fort bien, et le résultat du duel fut ce qu'on nomme un coup fourré. C'est un coup de maladroit, ou du moins de novice en fait d'armes. — (Edmond Lepelletier, Histoire de la Commune de 1871, Mercure de France, 1912, vol.2, p.22)
  2. (Figuré) Mauvais offices que deux personnes se rendent mutuellement et en même temps.
    • La France a été entraînée dans la guerre comme dans un coup fourré. Le pays l'a senti confusément. C'est pourquoi il s'est rétracté. — (François Delpla, Qui a tué Georges Mandel ?, L'Archipel, 2008, p.231)
  3. (Par extension) Ruse déloyale, piège, traîtrise.
    • D’aucuns d’entre vous trouveront ma suspicion injurieuse, mais je leur objecterai que, dans notre job, on n’est jamais à l’abri d’un coup fourré. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 26)
    • Ce mercredi matin 10h, les salariés Ford ont appris l’arrêt de la production anticipé de leur usine. « Un coup fourré » pour Philippe Poutou qui appelle à « mener une sacrée bataille jusqu’au bout ». — (A Blanquefort, Ford arrête la production avant la date annoncée, rue89bordeaux.com, 25 juillet 2019)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire universel de Furetière, 1690