Voir aussi : Courroux

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin corruptum, participe passé de corrumpere (« corrompre », « détériorer »).

Nom commun Modifier

Invariable
courroux
\ku.ʁu\

courroux \ku.ʁu\ masculin invariable

  1. (Soutenu) Irritation véhémente, colère.
    • Il faut perdre Aricie, il faut de mon époux
      Contre un sang odieux réveiller le courroux.
      — (Racine, Phèdre, Acte IV, Scène 6)
    • Tandis que les courtisans, […], suivaient l’exemple de leur prince, en lançant un trait de ridicule contre Cédric, la figure du Saxon s’enflammait de courroux, et il dardait des regards fiers de l’un à l’autre, …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • « C’est étrange, il y a des mots qui sont aussi beaux dans les deux langues… écoute comme il est beau en russe, le mot ‘gniev’, et comme en français ‘courroux’ est beau… c’est difficile de dire lequel a plus de force, plus de noblesse… elle répète avec une sorte de bonheur ‘Gniev’… ‘Courroux’… elle écoute, elle hoche la tête… Dieu que c’et beau… et je réponds Oui. » — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 258)
    • Une publicité […] faisant un "usage abusif" de son image déclenche le courroux de M. Sarkozy. — (Le Monde, 30 janvier 2008)
    • (Figuré) (Poétique) Le courroux de la mer, des flots. - Les flots en courroux.
    • Done Elvire -- Je ne viens point ici pleine de ce courroux que j'ai tantôt fait éclater, et vous me voyez bien changée de ce que j'étais ce matin. — (Molière, Don Juan, acte IV, scène V)

TraductionsModifier

HomophonesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier