FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle) Composé de coutume et -ier. Le nom commun apparait au quatorzième siècle. Doublet étymologique de costumier.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin coutumier
\ku.ty.mje\
coutumiers
\ku.ty.mje\
Féminin coutumière
\ku.ty.mjɛʁ\
coutumières
\ku.ty.mjɛʁ\

coutumier \ku.ty.mje\

  1. (Vieilli) Qui a coutume de faire quelque chose, habitué à.
  2. (Littéraire) Qui est habituel.
    • Promenade coutumière des clairons et tambours, qui ne savent où se placer et que chaque capitaine expédie au bout opposé du village. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • L’archéologie et l’anthropologie locales sont coutumières, on le sait, d'une grande sérénité dans l'affirmation. Ledit Poignant ne s'en est pas tenu là : à une portée de fusil du tombeau de Merlin, l'« archidruide », il a retrouvé le tombeau de « son épouse » Viviane ! — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, p.95)
  3. (Histoire) (Droit) Relatif à la coutume.
    • L’usage coutumier et les habitudes traditionnelles ont régi les relations commerciales et les transactions en affaires. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.64)
    • Droit coutumier, droit médiéval, puis de l’Ancien Régime, qui reposait sur les coutumes provinciales.
    • Pays coutumier, pays dans lequel s’appliquait le droit coutumier.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
coutumier coutumiers
\ku.ty.mje\

coutumier \ku.ty.mje\ masculin

  1. Recueil des coutumes d’une province ou d’un pays.
    • Au XIVe siècle, le liber practicus de consilio Remensi n° 36 et les coutumiers de Champagne considèrent le mariage comme émancipant. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e édition, 1956, page 285)
    • Lorsqu’un homme était justicié, lit-on dans le Grand Coutumier, le bourreau avait le droit à tout ce qui était au-dessus de la ceinture. — (Métiers disparus, éditions G. M. Perrin, 1968, page 119)

TraductionsModifier

Voir aussiModifier

  • coutumier sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier