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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

L’expression vient d’une fable d’Ésope dont le titre a été traduit en français par Le garçon qui criait au loup, et dans laquelle un garçon s’amuse à prétendre qu’il a vu un loup, ce qui le discrédite auprès des habitants de son village. Le jour où il voit vraiment un loup, personne ne prête attention à son cri d’alarme.

Locution verbale Modifier

crier au loup \kʁieʁ‿o lu\

  1. Exagérer l’alerte.
    • À force de crier au loup, évidemment, plus personne ne vient. — (Sandrine Willems, L’homme et les loups, 2001)
    • Cette fois de grands organes de presse crient au loup sans vérifier les rumeurs qui leur parviennent en fonction des accrochages aux frontières de mai et juin et ils dénoncent aussitôt un génocide pire que celui de l’année précédente, comme s’ils voulaient compenser leur insuffisance antérieure. — (Jean-Pierre Chrétien & Jean-François Dupaquier, Le Monde et la crise burundaise, dans Burundi 1972, au bord des génocides Éditions Karthala, 2007, page 459)
    • En Côte-d’Ivoire, les planteurs d’origine baoulé ont réinventé et pratiqué la monoculture, au moins depuis les années 1960. Un demi-siècle auparavant, les planteurs ghanéens le faisaient déjà alors que les experts britanniques criaient au loup […] — (François Ruf, Booms et crises du cacao: Les vertiges de l'or brun, Karthala/Quae, 1995)
    • Mais quand les conservateurs crient au loup, déplorant à priori les méfaits d’une ortograf fonétik, ils cherchent surtout à effrayer ceux qui veulent bien les entendre. Or, et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait plus guère de doute désormais que l’orthographe du français a atteint un point de non-retour qui, dans le meilleur des cas, n’autorisera plus que des changements très limités. — (Jean-Pierre Jaffré, « De la variation en orthographe », dans ELA : Études de linguistique appliquée, 2010/3, n° 159, p. 323)

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier