FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Verbe 1) (fin du Xe siècle) croller (« vaciller, trembler ») ; (XIIe siècle) « tomber en ruines » ; (1754) crouler la queue ; (1721) « lancer à la mer un vaisseau ».
Soit du latin vulgaire *crotalare (« secouer »), de crotalum (« crotale »), soit du latin vulgaire *corrotulare (→ voir co- et rouler).
(Verbe 2) D'une onomatopée → voir courlis et croûter.

Verbe 1 Modifier

crouler \kʁu.le\ intransitif transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Tomber en s’affaissant, faire faillite.
    • Au moment d'entreprendre la réparation d'un vieil édifice, n'est-il pas sage de prévenir le cas où les murailles crouleraient sous le marteau. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
    • L’édifice entier de la civilisation se lézardait, croulait et s’anéantissait dans la fournaise de la guerre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 405 de l’éd. de 1921)
    • (Figuré)C’était un gros homme, court et tassé, très étrange. Il avait un ventre énorme, qui croulait en bourrelets flasques sur des cuisses presque maigres. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
    • (Par extension)Soudain, sans raison valable, elle se réveillait chez un tel parce que les sorbiers croulaient de fleurs musquées, chez un autre parce qu'un gel tardif avait rôti leurs blancs corymbes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. Être envahi, dépassé, débordé.
    • Alcolo génétique, Bibo ne taffait pas et croulait sous les dettes, larguait toute sa thune dans la boisson et de temps en temps dans un tapin du cours de Vincennes. — (Zarca, Paname Underground, Editions Goutte d'Or, 2017)
    • Au début des années 70, la compagnie était en pleine effervescence et croulait sous les commandes. — (Michel Rabagliati , Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, p. 80)
  3. (Vieilli) ou (Régionalisme) Agiter, secouer.
    • Je les compare à ces ambitieux
      Qui, monts sur monts, déclarèrent la guerre
      Aux immortels ; Jupin, croulant la terre,
      Les abîma sous des rochers affreux,
      — (Jean de la Fontaine Ballade au roi, 1684, Poésies mêlées, LVII.)
  4. Agiter la queue de peur, en parlant d'un chien.
    • La langue retraite, croulant la queue, il [le Vieux] avait cet aspect tragique de l'animal bientôt sur ses fins.
  5. (Marine) (Vieilli) (Rare) Lancer un navire à la mer sur des glissières.
  6. (Intransitif) (Fauconnerie) (Désuet) Se vider, faire ses excréments.

VariantesModifier

SynonymesModifier

(sens 1)
(sens 5)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Verbe 2Modifier

crouler \kʁu.le\ intransitif transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Pousser son cri, en parlant d'une bécasse.

DérivésModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Verbe Modifier

crouler \Prononciation ?\ intransitif

  1. Variante de croler.

RéférencesModifier