FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

En ancien français creant (→ voir mécréant), venant du latin credens, de credere (« croire »).

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin croyant
\kʁwa.jɑ̃\

croyants
\kʁwa.jɑ̃\
Féminin croyante
\kʁwa.jɑ̃t\
croyantes
\kʁwa.jɑ̃t\

croyant \kʁwa.jɑ̃\

  1. (Religion) Qui croit ce que sa religion enseigne.
    • Échappé comme par miracle à un grand danger, il fit vœu de quitter le monde et se retira à la Trappe. L'abbé de Rancé, sur lequel Chateaubriand a écrit son dernier livre, le renvoya, comme peu croyant. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
    • Nous sommes en chemin vers une affirmation paradoxale : plus je suis croyant, moins je devrais le montrer. La laïcité est anticléricale et non antireligieuse, comme l’actera la loi de décembre 1905. — (Charles Coutel, Les philosophes des Lumières, nos contemporains, dans Marianne, n°878 du 8 janvier 2016, p. 58)

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
croyant croyants
\kʁwa.jɑ̃\

croyant \kʁwa.jɑ̃\ (pour une femme on dit : croyante)

  1. (Religion) Personne qui est croyante.
    • Je ne crois pas qu’il y ait deux hommes au monde plus incapables de s’entendre qu’un croyant et un doutant, quand ils se trouvent en face l’un de l’autre, quelles que soient leur bonne foi et même leur intelligence. Ils parlent deux langues inintelligibles, si la grâce de dieu n’intervient entre eux comme interprète. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 175.)
    • Les Aztèques éventraient couramment, qu’on raconte, dans leurs temples du soleil, quatre-vingt mille croyants par semaine, les offrant ainsi au Dieu des nuages, afin qu’il leur envoie la pluie. C’est des choses qu’on a du mal à croire avant d’aller en guerre. Mais quand on y est, tout s’explique. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
    • L’attitude de la théologie chrétienne à l’égard des juifs a été fixée dans le début du IVe siècle (concile de Nicée, 325) : le judaïsme ne doit pas disparaître, il doit vivre, mais dans un état d’avilissement et de misère tel qu’il fasse nettement apparaître aux yeux des croyants comme des incroyants le châtiment infligé par Dieu à ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la divinité de Jésus. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L’opposition entre le juste et le pêcheur, ou le croyant et l’impie, implique qu’aucune entité incroyante ne saurait être tolérée. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p. 52)
    • Le chîkh vient alors nous souhaiter la bienvenue. C’est un vieillard pauvrement vêtu mais à la figure sympathique encadrée d’une longue barbe blanche, un vrai croyant, fidèle observateur des préceptes hospitaliers de sa foi. — (Frédéric Weisgerber, Trois Mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, p. 29)

AntonymesModifier

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe croire
Participe Présent croyant
Passé

croyant \kʁwa.jɑ̃\

  1. Participe présent de croire.
    • Durant les événements bulgares, ils s’attendrissaient aux larmes sur le prince Alexandre, croyant plaire à M. de Bismarck. — (La Nouvelle revue, 1886, page 670)
    • Hélène ne s’émotionnait pas autrement de cette terrible accusation qui pesait désormais sur elle, elle avait confiance en sa bonne étoile et, se croyant certaine de pouvoir s’innocenter rapidement, la jeune fille se contentait de hausser les épaules, de secouer la tête. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le train perdu, 1912, chapitre VIII)

PrononciationModifier

RéférencesModifier