décadentisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Fin du XIXe siècle) De décadent avec le suffixe -isme. C’est Verlaine qui donne ce sens au terme dans son sonnet Langueur publié dans l’hebdomadaire parisien Le chat noir le 26 mai 1883, « Je suis l’Empire à la fin de la décadence. »[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
décadentisme décadentismes
\de.ka.dɑ̃.tism\

décadentisme \de.ka.dɑ̃.tism\ masculin

  1. Courant artistique, principalement littéraire, inspiré du symbolisme français et des philosophies antipositivistes allemandes de Nietzsche et Schopenhauer qui se diffusa en Europe entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ; il se caractérise par un gout pour l’irrationnel, le mystère, les correspondances (au sens d’analogies symbolistes), la perversion, la mort, le beau, les époques de décadences élégantes et par un refus de la science, de la raison, de la morale bourgeoise, de la normalité.
    • Le Décadent, fondé par Anatole Baju en 1886, est la première revue qui se pose en porte-parole du décadentisme, elle regroupe de célèbres symbolistes français comme Paul Verlaine.
    • L’écriture originale impliquait une vision du monde nouvelle, et elle ne passait pas forcément par l’esprit fin de siècle, le décadentisme, l’art nouveau, le modern style, le cubisme. — (Bernard Brun, Marcel Proust, 2015)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier