Étymologie

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(1694) Dérivé du verbe colorer avec le préfixe dé- (qui indique l’inverse ou le départ). Ce verbe décolorer est semble-t-il refait à l’image du verbe latin decolorare (« perdre sa couleur, s’affadir »).

décolorer \de.kɔ.lɔ.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se décolorer)

  1. Dépourvoir de sa couleur ; ôter, altérer la couleur.
    • Se décolorer les cheveux.
    • Je me suis décoloré ma chemise.
    • La mort décolorait son front sans diadème. — (Voltaire, Œdipe, V, 1)
    • Elle appuya contre la joue d’Alice sa joue plus maigre, ses cheveux blonds qu’elle décolorait, et ferma tendrement les yeux. — (Colette, Le toutounier, 1939)
    • Car la mode, c’est aussi les millions de tonnes de crèmes, poudres, laits, lotions, maquillages, démaquillants, prémaquillants, produits à se peindre, à se bronzer, à ôter la peinture, à s’oindre, à s’enduire, à se désenduire, à se pommader, à se friser, à s’onduler, à se défriser, à nourrir les cheveux, les laver, les traiter, les dépelliculer, les blondir, les faire briller, les remplir de reflets, les décolorer, les recolorer, les soigner, les faire respirer, les faire pousser, repousser, ôter les duvets superflus, maigrir, mincir, grandir, développer les seins, gommer les hanches, affiner la taille, avaler l’estomac, fondre les kilos en trop, exalter le buste, renforcer les appas défaillants… — (Jeune Afrique, 1969, n° 435 à 451, page 52)
  2. (Pronominal) (Réfléchi) Perdre ses couleurs d'origine.

Dérivés

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Traductions

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Prononciation

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Références

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