Voir aussi : déférer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) → voir dé-, fer et -er

Verbe Modifier

déferrer \de.fe.ʁe\ ou \de.fɛ.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Dégarnir une chose du fer qui y a été appliqué.
    • Déferrer une caisse.
    • Déferrer une porte, une roue.
    • Ce lacet s’est déferré.
  2. (En particulier) Ôter des bêtes de somme le sabot de fer dont leur pied est garni.
    • Un cheval déferré.
    • Le cheval de Glenarvan se trouvait déferré des pieds de devant. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
    • C’est aux chevaux qu’on voit les souffrances de la cavalerie. Ceux des trompettes du 2e dragons étaient dans un état pitoyable. Deux sur trois étaient déferrés. — (Pierre Benoit, Le lac salé, Albin Michel, 1921, collection Le Livre de Poche, page 20)
  3. (Figuré) (Familier) Rendre muet ; déconcerter ; interdire.
    • Il étoit assez sujet aux vents. Un jour il fut obligé de sortir en grande hâte du cabinet de Marie de Médicis ; mais il ne put si bien faire qu’elle n’entendît le bruit. Elle lui cria : « Lho sentito, segnor mareschal. » Lui, qui ne savoit pas l’italien, lui répondit sans se déferrer : « Votre Majesté a donc bon nez, madame ? » — (Gédéon Tallemant des Réaux, Henri IV, dans Les Historiettes, texte établi par Monmerqué, de Chateaugiron, Taschereau, Paris : chez A. Levavasseur, 1834 , tome 1, p. 23)

TraductionsModifier

PrononciationModifier


HomophonesModifier

\de.fe.ʁe\ :

RéférencesModifier