déflorer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du latin deflorare.

Verbe Modifier

déflorer \de.flɔ.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Dépouiller de sa fleur.
    • Rosier défloré.
  2. (Figuré) (Sexualité) Faire perdre sa virginité, à une jeune fille.
    • Les Dur (des enragés de la soutane, les Dur) avaient un garçon et deux filles. Le fils Dur avait défloré une fille de Berthier et en gardait un souvenir voluptueux. — (Marcel Aymé, La Jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 203.)
    • Je ne suis pas un homme religieux, mais j’ai fait mienne la parole : « Tel l’eunuque qui voudrait déflorer une jeune fille, tel celui qui prétend rendre la justice par la violence ! » — (Aimé Césaire, Une saison au Congo, 1973, acte 3, scène 1, éditions Points, page 110)
  3. (Par extension) Ôter la virginité, la pureté de quelque chose.
    • Rocs infranchissables, masses imposantes de pierres et de troncs d’arbres minéralisés sous l’action du temps, cavernes profondes, forêts impénétrables que n’avait pas encore déflorées la hache du settler. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
    • Or, cette femme qui se refusait à vivre allait […] faire, dans une agonie morale que la mort ne terminerait pas, un terrible apprentissage d'égoïsme qui devait lui déflorer le cœur et le façonner au monde. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
  4. (Figuré) Ôter à un sujet de discussion, de débat, ce qu’il a de neuf et de piquant, en le traitant mal, trop tôt, ou d’une manière incomplète.

SynonymesModifier

DérivésModifier

HyperonymesModifier

(2)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier