démarquer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

 Dérivé de marquer avec le préfixe dé-.

Verbe Modifier

démarquer \de.maʁ.ke\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se démarquer)

  1. Démunir un objet de sa marque.
    • Démarquer du linge.
    • Démarquer dans un livre l’endroit où le lecteur s’est arrêté.
    • Angèle. — … Ribadier, Robineau… Même initiale… pas besoin de faire démarquer mon linge ni mon argenterie !
      Thommereux, se levant. — C’est ça… un mariage d’économie ! Je connaissais le mariage d’amour, le mariage de raison, mais ce mariage-là, non !… Qu’on épouse un homme parce qu’il a de jolies moustaches, ou qu’il porte bien la toilette, je le comprends encore… Mais que ce soit pour ne pas démarquer son linge ! Ah ! Non ! Ça me dépasse !
      — (Georges Feydeau, Le Système Ribadier, 1892, acte I, scène 1)
  2. Enlever sa marque à une marchandise, enlever l’étiquette attestant son origine, afin de la vendre au rabais, ou pour s’en débarrasser, si c’est le produit d’un vol.
    • Il fut convaincu d’avoir démarqué toute l’argenterie.
  3. Démarquer le stock d’invendus : réduire le prix des marchandises pour les écouler plus vite.
  4. (En particulier) Démarquer un ouvrage savant : recopier une partie du contenu, sans discernement, en espérant s’attribuer le mérite d’une connaissance approfondie du sujet.
    • D’autres encore, comme Marisol Touraine ou Manuel Valls, démarquent carrément la typographie des affiches d’En marche !. — (Érik Emptaz, Nouveau nom et faux nez, Le Canard enchaîné, 24 mai 2017, page 1)
  5. (En particulier) Démarquer un roman, une œuvre d’imagination : Plagier, copier sans scrupule une œuvre qui fait recette, dans son concept, ou mot pour mot, dans des passages isolés.
    • Démarquer un écrit peu connu ; démarquer un article d’encyclopédie spécialisée.
  6. (Par extension) (Jeu) Retrancher les points qu’on a marqués.

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier