déniaiser

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) De niais avec le préfixe dé-.

Verbe Modifier

déniaiser \de.njɛ.ze\ 1er groupe (voir la conjugaison) transitif

  1. Rendre quelqu’un moins niais.
    • Il était très naïf, mais son séjour à préfecture l’a un peu déniaisé.
    • Il se déniaisera rapidement quand il sera confronté à la réalité.
  2. (Sexualité) Faire perdre sa virginité à un jeune homme ou à une jeune fille.
    • Il resta très surpris devant cette forte femme de trente-deux ans, à l’air si sage et si bourgeois, chez qui rien ne restait de la folle gamine avec laquelle il s’était déniaisé, lorsque tous deux, du même âge, entraient à peine dans leur dix-septième année. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
    • Louisette n’était qu’une jeune fille fleurie de toutes parts, une jeune fille qu’en somme je désennuyais car je n’avais pas la fatuité de croire que je la déniaisais. — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 95)

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier