FrançaisEdit

ÉtymologieEdit

(XVe siècle) Composé de dé- et prendre.

Verbe Edit

déprendre \de.pʁɑ̃dʁ\ pronominal 3e groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se déprendre)

  1. Se dégager (uniquement à propos des êtres animés et au figuré).
    • Il est tellement attaché à cette personne, qu’il ne saurait s’en déprendre.
    • On ne se déprend pas aisément de ses passions, de ses préventions, de ses préjugés.
    • Mais quand j’ai vu s’achever silencieusement notre lugubre promenade à Orcher et surtout quand nos mains se sont déprises l’une de l’autre et sont retombées sans espoir, j’ai cru que mon cœur défaillait de détresse et de peine. — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 112)
    • […] à cette heure Brigitte se sentait emportée dans un océan de musique et de silence dont jamais plus elle ne se déprendrait. — (Robert Brasillach, La Conquérante, Quatrième partie, ch. iii, Librairie Plon, 1943, p. 231)
    • Il me dit que mourir lui serait égal, que si des “gangsters” pénétraient chez lui et le tuaient, ils tueraient un indifférent, dépris de tout, d’absolument tout. — (Julien Green, Journal, 2 avril 1958)
    • Elle n’arrive pas, depuis qu’ils sont partis de la région parisienne sous une pluie battante, à se déprendre de sa douleur conjugale, boule d’impuissance, de ressentiment et de délaissement. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 147)

PrononciationEdit




ParonymesEdit

AnagrammesEdit