FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du latin derivare. Ce verbe… dérive non pas de rive (ripa en latin) mais du latin rivus (« cours d’eau »).

Verbe Modifier

dériver \de.ʁi.ve\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Détourner un cours d’eau.
    • On a dû plusieurs fois dériver la Bièvre.
    • On a dérivé les eaux des sources voisines pour les amener dans ce canal.
  2. (Sens propre) Quitter un cours d’eau naturel ou un chenal.
    • On a pratiqué des rigoles qui font dériver en partie les eaux du fleuve dans ce canal.
  3. Tirer son origine de quelque part ; découler. → voir dérivé.
    • Les conséquences qui en dérivent.
    • C’est de là que dérivent tous nos malheurs.
    • De là sont dérivées tant d’erreurs.
    • Il faut remonter à la source d’où dérivent tant de préjugés.
  4. (En particulier) (Grammaire) (Linguistique) Être issu par dérivation propre ou impropre. → voir dérivé.
    • D’après M. Hamy, professeur d’anthropologie au Museum d'Histoire Naturelle, Haricot dériverait de Ayacolt, nom du Haricot dans la langue mahualt parlée par les anciens Mexicains qui cultivaient ce légume depuis des temps immémoriaux. — (André Leroy, Culture des légumineuses potagères : Haricots - Pois, Librairie Hachette, 1941, page 8)
    • Ce mot dérive de l’arabe. — Beaucoup de termes français dérivent de l’anglais.
  5. (Mathématiques) Trouver le rapport de l’accroissement d’une fonction à celui de la variable, quand la variable s’accroît d’une quantité de plus en plus petite. → voir dérivée.
  6. Sortir de ou être issu de quelque chose.
    • L’alcool donne au vin sa force et sa propriété enivrante ; il dérive du sucre, et n'existe jamais tout formé dans le raisin. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
    • On a émis l’hypothèse que le minerai dérivait de la marne à oolithes ferrugineuses par décalcification, comme cela se produit pour l'Argile éluviale à silex sur la craie ; mais cette explication ne peut être acceptée pour plusieurs raisons ; […]. — (A. Bonte, 1963 & J.-N. Hatrival, 1966, Notice de la carte géologique au 1/50 000 : XXIX-10 : Rethel, Ministère de l'Industrie (France), page 6)
    • (Physique) Courants dérivés, courants électriques qui se divisent entre deux points extrêmes.
    • (Chimie) Corps dérivés, corps de nature différente que l’on extrait de ce corps.
  7. (Marine) (Aéronautique) Dévier de sa route, en parlant d’un vaisseau, sous la poussée du vent ou sous l’action d’un courant.
    • Le navire imperturbable cingle vers l'immensité polaire, se glisse parmi les icebergs fantastiques qui dérivent en tournoyant cauteleusement, évités de justesse, en vain menaçants. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Pendant toute la nuit, il louvoie autour de ses filets ou, restant en panne sous le vent, se laisse dériver à côté d'eux. Au petit jour, le relevage se fait à bras. Le poisson est rangé en cale dans des caissettes avec une couche de glace pilée, […]. — (« Éléments historiques relatifs à la pêche au filet » , dans Les filets maillants, coordonné par Gérard Deschamps, Versailles : Éditions Quæ, 2009, page 36)
    • Le temps était calme et le navire dériva vers l’Équateur, sans que l’équipage se souciât de son sort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’éd. de 1921)
  8. (Médecine) Détourner une cause morbide, l’attirer d’une partie dans une autre.

Apparentés étymologiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   dériver figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : bateau.

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

PicardModifier

 

ÉtymologieModifier

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Verbe Modifier

dériver \Prononciation ?\

  1. (Agriculture) Se dit de l’action d’un faucheur qui coupe le bord d’un champ de blé.

RéférencesModifier

  • Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I