déshonnête

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Dérivé de honnête avec le préfixe dés-.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
déshonnête déshonnêtes
\de.zɔ.nɛt\

déshonnête \de.zɔ.nɛt\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est contre la pudeur, contraire à la bienséance.
    • Pour offenser Dieu, mes enfants, pour perdre l'innocence et mériter l'enfer, il n'est pas nécessaire de faire aucune action déshonnête ; le désir seul est un crime. — (Explication historique, dogmatique, morale, liturgique et canonique du catéchisme, par l'abbé Ambroise Guillois, 10e éd., tome 2, Le Mans : chez Monnoyer frères, 1863, p. 423)
    • M. Hyacinthe jouit d’une excellente réputation. Il n’y a pas à craindre qu’il vous entraîne dans une aventure déshonnête. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, p. 256)
    • Les chansons déshonnêtes sont souvent plus dangereuses que les discours impurs. L'expérience fait voir que rien ne porte plus au libertinage, ni n'entretient plus les mauvaises pensées, ni ne réveille, n'allume et ne fortifie plus les passions, qui ne sont déjà que trop subtiles pour le malheur des hommes. — (« Œuvres oratoires de P.-J. Henry, curé de Surice », dans la Collection intégrale et universelle des orateurs chrétiens, publiés par l'Abbé Migne, tome 98 (vol. 31 de la 2e série), Paris, chez J.-P. Migne, 1866, p. 1491)
  2. (Extrêmement rare en ce sens) Malhonnête ; improbe.
    • Serait-ce Dieu par hasard, messire archevêque, qui vous aurait commandé de détourner certains biens des Templiers ? dit alors d’Artois. Et pensez-vous que le roi qui est aussi le représentant de Dieu sur la terre, puisse tolérer en la chaire cathédrale de sa maîtresse ville un prélat déshonnête ? — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 2, « La Reine étranglée »)

SynonymesModifier

Qui est contre la pudeur et la bienséance (1) :

DérivésModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier