dévotion

Voir aussi : devotion

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin devotio (même sens), de devotum, de votum (« vœu, désir »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
dévotion dévotions
\de.vɔ.sjɔ̃\
ou \de.vo.sjɔ̃\

dévotion \de.vɔ.sjɔ̃\ ou \de.vo.sjɔ̃\ féminin

  1. Attachement aux pratiques religieuses.
    • En apparence, ce turbulent apôtre des lumières fait contraste avec ses ancêtres confits en dévotion et abondants en patenôtres. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.60)
    • Faire quelque chose par dévotion.
  2. (Par extension) Accomplissement des pratiques religieuses.
    • Il est en dévotion.
  3. (Au pluriel) Ces pratiques elles-mêmes.
    • J’espère que ses dévotions feront choix d’un temps plus beau lors de sa prochaine visite à l’église de Saint-Jean. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  4. Dévouement.
  5. (Par extension) Adulation, culte à l'égard d'une personne ou d'une chose.
    • […]: prononcer , par exemple, avec les monarchistes français, que l'idéal démocratique est lié nécessairement à une mauvaise littérature, c'est, dans un pays de dévotion littéraire comme la France, porter un coup réel à cet idéal, du moins auprès de ceux qui acceptent de prendre Victor Hugo et Michelet pour de grimauds. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, p.154)
    • La dévotion des Nord-Coréens à l'égard de la dictature communiste des Kim est telle que plusieurs d'entre eux ont péri, le 22 avril à Ryonchon, en tentant de sauver des portraits du président (défunt) Kim Il-sung et de son fils, le «cher leader» Kim Jong-il, des décombres de la ville ravagée par l'explosion de deux trains. C'est du moins ce qu'affirme l'agence officielle de Corée du Nord, KCNA. — (Philippe Grangereau, Mort pour un portrait de Kim , dans Libération (www.liberation.fr), le 30 avril 2004)
    • Façon d'être, mode de vie, philosophie du geek ou de la geekette, qui implique une dévotion quasi fanatique aux nouvelles technologies, et optionnellement une addiction aux meuporgs et une connaissance encyclopédique de tous les personnages secondaires de Star Wars ou du Seigneur des anneaux. — (Olivier Talon & Gilles Vervisch, « Geekisme », dans Dico des mots qui n'existent pas (et qu'on utilise quand même), Éditions 2015 remastérisée, Omnibus, 2015)
    • Comme leur camarades chinois, les maos français se lancèrent à leur tour dans l'étude du PLR. Une établie GP raconte qu'elle s'y plongeait avec dévotion pendant les pauses à l'usine : « J'avais toujours le petit livre.[…]. » — (François Hourmant, Les Années Mao en France: Avant, pendant et après mai 68, chap. 3 : Le Petit Livre rouge : Entre dogmatisme et psittacisme, Éditions Odile Jacob, 2018)

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier