demanderesse

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(c. 1200) Dérivé de demander, avec le suffixe -eresse.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
demanderesse demanderesses
\də.mɑ̃.d(ə).ʁɛs\

demanderesse \də.mɑ̃.d(ə).ʁɛs\ féminin (pour un homme, on dit : demandeur)

  1. (Droit, Justice) Celle qui intente un procès, qui forme une demande en justice.
    • Le docteur Bartholo plaidant pour la demanderesse, et ledit Figaro pour lui-même, si la cour le permet, contre le vœu de l’usage et la jurisprudence du siège. — (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le mariage de Figaro, Laplace, Paris, 1876, page 142)
    • C’est pourquoi le très révérend père et puissant seigneur Lucas, marquis de Beaumanoir, a permis ledit cartel et le remplacement de la demanderesse, et a assigné le troisième jour pour ledit combat, […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Il est intéressant de noter que certains féminins sortis de l’usage courant sont cependant conservés dans la langue juridique, comme demanderesse, défenderesse, venderesse, acquéresse et bailleresse. — (Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, « Quel genre de droit ? Autopsie du sexisme dans la langue juridique », dans Revue de droit de l'Université Sherbrooke, no 47, 2017, page 227-298 [texte intégral])

DérivésModifier

SynonymesModifier

AntonymesModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   demanderesse figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : justice.

TraductionsModifier

Forme d’adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin demandeur
\də.mɑ̃.dœʁ\

demandeurs
\də.mɑ̃.dœʁ\
Féminin demanderesse
\də.mɑ̃.d(ə).ʁɛs\
demanderesses
\də.mɑ̃.d(ə).ʁɛs\

demanderesse \də.mɑ̃.d(ə).ʁɛs\

  1. (Archaïsme) (Littéraire) Féminin singulier de demandeur.
    • Ces recherches et ces fuites créèrent au centre de la salle des sortes de petits tourbillons, les vertugadins colorés des dames virevoltant promptement, les belles tâchant de se soustraire ainsi aux œillades demanderesses de certains soupirants — ou, quand en raison de la presse, la place manquait pour virer de bord —, substituant au tour complet des détournements de tête, des froideurs d’épaule, des nuques raidies, des lèvres cousues et des yeux obstinément baissés. — (Robert Merle, La Volte des vertugadins, 1991)

PrononciationModifier

ParonymesModifier

RéférencesModifier