distinguo

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin distinguo.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
distinguo distinguos
\dis.tɛ̃.go\

distinguo \dis.tɛ̃.ɡo\ masculin

  1. Action d’énoncer une distinction dans une argumentation, ou résultat de cette action.
    • […] subtil distinguo dont je me fais fort de tirer illico presto maints développements divertissants et vertigineux ; mais l’heure est grave et je dois poursuivre […] — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 40.)
    • Les coqs-à-l’âne et les distinguos illustrent bien quels remaniements sémantiques s'opèrent quand le contexte remanie les classes codifiées en langue.
      Les distinguos opposent deux synonymes ou parasynonymes dont l'équivalence conventionnelle peut parfaitement être contredite : […].
      — (François Rastier, « Indices et parcours interprétatifs », dans L'Interprétation des indices: Enquête sur le paradigme indiciaire avec Carlo Ginzbourg, sous la direction de Denis Thouard, Presses Universitaires du Septentrion, 2007, page 131)
    • Et puis, il faut surtout faire le distinguo entre le sentiment d'insécurité ressenti et l'insécurité réelle. — (site www.ouest-france.fr, 13 décembre 2012)
    • Fini le distinguo polémique entre les « gros risques » et les « petits risques » ! — (Éric Emptaz, Des maux de travers, dans Le Canard enchaîné, 22 février 2017, page 1)

VariantesModifier

TraductionsModifier

RéférencesModifier

LatinModifier

ÉtymologieModifier

Verbe dérivé de stinguo avec le préfixe dis-.

Verbe Modifier

distinguō, infinitif : distinguere, parfait : distinxī, supin : distinctum \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Distinguer, séparer, mettre à part.
  2. Distinguer, orner, décorer.

Note : Par convention, les verbes latins sont désignés par la 1re personne du singulier du présent de l’indicatif.

DérivésModifier

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier

  • « distinguo », dans Félix GaffiotDictionnaire latin français, Hachette, 1934 (page 546)