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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Auguste Scheler [1] avance prudemment qu'il appartient « sans doute » au vieux français dondé dont est issu « dondon », il cite Diez qui le rattache au latin dotatus en écartant cette hypothèse pour avancer le frison dodd (« bloc, masse ») ou la racine dod de « dodiner » ou « dodeliner » soulignant que l'embonpoint provoque le balancement.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin dodu
\dɔ.dy\

dodus
\dɔ.dy\
Féminin dodue
\dɔ.dy\
dodues
\dɔ.dy\
 
Un chat bien dodu.

dodu \dɔ.dy\ masculin

  1. Qui est bien en chair.
    • Ces pigeons sont dodus, mangez sur ma parole. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat. III. — cité par Littré)
    • Comme ils sont dodus et gras, Ces bons citoyens du Maine ! — (Pierre Jean de Béranger, Chapons. — cité par Littré)
    • Combien je regrette
      Mon bras si dodu,
      Ma jambe bien faite
      Et le temps perdu !
      — (Béranger, refrain de la chanson Grand’mère ; cité par Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 46.)
  2. Qui a un embonpoint ferme et de bonne nature.
    • Les tempéraments chez qui la digestion est un peu lente et l’esprit prompt et à qui la casse fait un bon effet, durent plus longtemps que les corps frais et dodus. — (Voltaire, Lett. M. du Deffant, 17 mars 1775. — cité par Littré)
    • Bras dodus, bouche rosée. — (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Barbier de Sév. II, 2. — cité par Littré)
  3. (Par analogie) Bombé, bien rempli.
    • Une bonbonne dodue. Une bourse dodue.

SynonymesModifier

→ voir bien en chair#Synonymes (1)

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
dodu dodus
\dɔ.dy\

dodu \dɔ.dy\ masculin (pour une femme on dit : dodue)

  1. Personne bien en chair.
    • Oh ! pour cela, madame, il n'y a rien à dire ; vous avez pris là un mari de bonne mine, un gros dodu que tout le monde aimera. — (Pierre de Marivaux, Pays. parv. 5e part. t. III, p. 67 — cité par Littré)
    • (Figuré)La moindre semence de légumineuse, souvent pas plus grosse qu'une tête d'épingle, nourrit sa Bruche, un nain, qui patiemment la gruge, l'excave en habitacle ; et lui, le dodu, l'exquis, serait épargné ! — (Jean-Henri Fabre, La Bruche des haricots, Souvenirs entomologiques, 1903, Série VIII, Cha. 4)

Voir aussiModifier

  • dodu sur Wikipédia  

RéférencesModifier