Voir aussi : Draper, drapër, dräper, drâper

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De drap.

Verbe Modifier

draper transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se draper)

  1. Couvrir de drap, ou plus généralement de draperies tendues en signe de deuil.
    • Draper les piliers, les chaises d’une église.
    • On remarqua dans la ville ce deuil, et l'on jasa. On en conclut qu'il avait quelque alliance avec le vénérable évêque. "Il drape pour l'évêque de Digne", dirent les salons. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 5, 4 ; 1862)
  2. (Peinture, Sculpture) (Par extension) Habiller une figure, ou en représenter les vêtements amples, formant des plis.
    • Draper une figure.
  3. (Par analogie) Garnir d’une étoffe de manière à ce qu’elle forme des plis harmonieux.
    • Assis sur le coffre et déjà emmitouflé dans la pelisse de M. Butteridge, Bert avait drapé autour de son buste le vaste manteau de dame, et enroulé autour de ses jambes une épaisse couverture. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 89 de l’édition de 1921)
    • Comme c'est une matière très souple, son emploi sans mélange n'est pas toujours avantageux et donne des étoffes qui ne drapent pas suffisamment; on l'emploie donc généralement en mélange avec la laine de mouton. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
  4. Disposer une tenture.
    • Draper une portière.
  5. (Figuré) Donner une apparence trompeuse.
    • – Mais il est catholique ! dit Mrs. Calthorpe, avec cet art merveilleux qu’ont les Anglais pour draper d’un voile religieux et moral les préoccupations les plus terre à terre. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, pages 51-52.)
    • […] la chemise blanche à col béant sur un foulard rouge coquinement noué, les cheveux ondulés et le fond de teint sobre, mais fond de teint bien visible, le plombard se drape dans un mutisme hautain. — (Robert Giraud, Les lumières du zinc, Éditeur : Le Dilettante, 1989, page 74)
  6. (Figuré) (Familier) Faire un portrait satirique de quelqu’un.
    • J’ai lu ce que vous avez dit de votre adversaire : vous l'avez bien drapé.
    • Loin de là, le ridicule et l’humiliation tombaient sur lui du haut de la fenêtre d’une jeune femme, la plus noble de l’endroit, et une ultra enragée et bavarde, qui saurait draper un serviteur du juste-milieu. Que n’allait-elle pas dire de lui ? — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
  7. (Pronominal) (Par analogie) Arranger ses vêtements, pour un acteur, surtout lorsqu’il est habillé à la grecque ou à la romaine.
    • Cet acteur se drape bien. Il sait bien se draper. Acteur drapé à l’antique.

DérivésModifier

  • se draper dans sa vertu, dans sa probité (en faire parade)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   draper figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : art.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Ancien occitanModifier

Nom commun Modifier

draper masculin

  1. Variante de drapier.

RéférencesModifier

  • François Raynouard, Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues de l’Europe latine, 1838–1844 → consulter cet ouvrage

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
draper
\Prononciation ?\
drapers
\Prononciation ?\

draper \Prononciation ?\

  1. Drapier.

PrononciationModifier