Voir aussi : drù, dřu, Dru

Conventions internationalesModifier

Symbole Modifier

dru

  1. (Linguistique) Code ISO 639-3 du rukai.

RéférencesModifier

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du gaulois *drūtos (« fort ») (→ voir druz, « gras » en breton, le gallois drud « hardi, brave », l’écossais drùth « volontaire ») apparenté au latin durus (« dur [comme le bois] »). Via les racines de l’indo-européen, il est apparenté à l’albanais dru (« bois ») voyez ci-dessous.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin dru
\dʁy\

drus
\dʁy\
Féminin drue
\dʁy\
drues
\dʁy\

dru \dʁy\ masculin

  1. Dont les parties sont en grande quantité et très serrées.
    • La pluie se remet à tomber, drue et froide, et la nuit s’approche à grands pas. Nous sommes trempés et glacés, et les chameaux portant nos tentes sont bien loin encore. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 28)
  2. (En particulier) (Agriculture) Bien venant, venant serré, en parlant de l’herbe, des blés, etc.
    • Les pâturages, enclavés dans les bois de tous côtés, sauf au levant, où des haies vives érigeaient leurs épaisses barrières épineuses, restaient d’un vert dru malgré la chaleur torride de cette fin d’été. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Ces blés sont fort drus.
    • L’herbe était haute et drue. — (Claude Favre de Vaugelas, Q. C. liv. III, dans RICHELET.)
  3. Qui est vigoureux, gaillard.
    • Le Picard de la côte est moins dru, d'une charpente moins massive que celui qui habile l'intérieur des terres; j'ai vu dans le Vimeu des visages virils d'une rare noblesse; et la joliesse des Abbevilloises est légendaire. — (Henri Potez, La jeunesse de Denys Lambin (1519-1548), dans la Revue d'histoire littéraire de la France, éd. Armand Colin, 1902, p. 387)
    • Je te promets à ce printemps Une petite camusette, Friponne, drue et joliette, Avec qui l’on t’enfermera ; Puis s’en démêle qui pourra. — (Jean de la Fontaine, Poésies mêlées, XXXII, pour Mignon, chien de Son Altesse royale.)
    • Malgré moi l’on m’a jointe avec vous, Vous vieux penard, moi fille jeune et drue. — (Jean de la Fontaine, Cal.)
    • Lucrèce jeune et drue et bien taillée. — (Jean de la Fontaine, Mandr.)
    • La fillette était drue, honnête toutefois. — (Jean de la Fontaine, Cas.)
    • La petite femme est à cet hôtel de la Rochefoucauld, toute gaillarde et toute drue. — (Marquise de Sévigné, 389.)
    • Catherine de Navarre, dit-on, fut fille amoureuse et drue, qui eut un mari débile. — (Paul-Louis Courier, Lett. I, 339)
  4. (Par extension) Se dit des petits oiseaux assez forts pour s’envoler du nid.
    • Ces moineaux sont drus comme père et mère.
  5. (Par extension)
    • Bel enfant de quinze ans dru comme père et mère. — (Paul Scarron, dans RICHELET.)

DérivésModifier

TraductionsModifier

Adverbe Modifier

dru \dʁy\

  1. D’une manière serrée.
    • Il pleut dru.
    • Semer dru.
    • Les balles pleuvaient dru comme mouches.
  2. (Figuré) Vivement ; sans façon.
    • L'homme arrosait selon un rituel quotidien, en donnant à chaque variété de plante, la dose qu'elle méritait. Parfois, le soir, il arrosait dru, quand tout au long du jour, la chaleur avait épuisé les pousses. — (Christian Paviot, La demoiselle des mornes, L'Harmattan, 2002, page 78)
    • Allant […] Plus dru qu’une navette au travers d’un métier. — (Mathurin Régnier, Satires, X)
    • Haussant et baissant les mains dru et menu sur ses cuisses. — (Paul Scarron, Roman com. II, 7.)
    • De telles gens il est beaucoup Qui prendraient Vaugirard pour Rome, Et qui, caquetant au plus dru, Parlent de tout et n’ont rien vu. — (Jean de la Fontaine, Fabl. IV, 7.)
    • Caquet-bon-bec alors de jaser au plus dru, Sur ceci, sur cela, sur tout. — (Jean de la Fontaine, ib. XII, 11.)
    • Le nœud du mariage Damne aussi dru qu’aucuns autres états. — (Jean de la Fontaine, Belph.)
    • Eh ! mais, mais […] mon oncle, un peu de patience ; comme vous allez dru sur les questions ! — (Pont de Vesle, Somnamb. sc. 2.)

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • dru sur Wikipédia  

RéférencesModifier

AlbanaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’indo-européen commun *dóru-, drū- (« bois ») apparenté au grec ancien δρῦς, drús (« arbre, bois, chêne »), au français dru, druide.

Nom commun Modifier

dru \ˈdru\

  1. Bois.
    Une shkoj shpesh ne pyll për të prerë dru.
  2. Arbre.

Adjectif Modifier

dru

  1. (Figuré) Défoncé, drogué.

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du gaulois *drūtos (« fort »).

Adjectif Modifier

Nombre Cas Masculin Féminin Neutre
Singulier Sujet drus drue dru
Régime dru
Pluriel Sujet dru drues
Régime drus

dru \dɾy\

  1. Ami, de confiance, favori, féal, fidèle.
    • Oriolans, en haut solier,
      Souspirant prist à lermoier,
      Et regrate son dru Helier.
      — (Romancero, XIIIe s.)
  2. Amant, amante, amoureux.
  3. Fort, dodu, bien nourri.
  4. Plein, plantureux.
  5. Fort, vif, gaillard.
  6. Dru.

VariantesModifier

DérivésModifier

Adverbe Modifier

dru \dɾy\

  1. Dru.

Nom commun 1 Modifier

dru \Prononciation ?\ masculin

  1. Plein, partie épaisse.

Nom commun 2Modifier

dru \Prononciation ?\ masculin (équivalent féminin : drue)

  1. Amant.
    • Quant de tel homme fais ton dru — (Roman d’Eneas, ms. 60 français de la BnF, f. 180r. b.)

Dérivés dans d’autres languesModifier

  • Français : dru

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

PicardModifier

 

ÉtymologieModifier

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Adjectif Modifier

dru \dʁy\ masculin

  1. Fort, bien portant, vigoureux.

RéférencesModifier

  • Jean-Baptiste Jouancoux, Études pour servir à un glossaire étymologique du patois picard, 1880, vol. I